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Tout ça pour un Ziploc

Revue de presse

NDLR : Une mise en contexte s'impose

La semaine dernière, mon fils Marc-André a publié un texte sur son blogue racontant une situation pour le moins discutable survenue à l’école de son fils Félix. En bref, notre petit-fils a été éliminé du tirage au sort d’un « toutou » parce que dans sa boîte à lunch préparée par sa mère, il y avait un « Ziploc ».

Le texte de son blogue a été rapidement repris par nombre d’internautes pour finalement aboutir à la radio aux émissions de Jeff Fillion et de Sylvain Bouchard. Puis, le Journal de Montréal a pris le relais et leur journaliste s’est rendu chez mon fils pour en savoir plus sur l’abracadabrante histoire. Le lien ci-dessous vous amène à l’extrait de l’émission radiophonique de « Bouchard en parle » (rendu sur la page Faebook de l'émission, cliquez sur la flèche "Jacques Goulet, Sacs réutilisables..."), puis plus bas l’article de Mathieu Turbide dans le journal de Montréal.

http://www.facebook.com/BouchardEnParle/posts/167479856632080

Isabel ThéorêtTOUT ÇA POUR UN ZIPLOC

Mathieu Turbide, Le Journal de Montréal, le 31 janvier 2011

Un couple de parents de Laval trouve déplacé que l'école de leur fils ait exclu des enfants de six ans d'un concours simplement parce qu'ils avaient des sacs de types Ziploc dans leur boîte à lunch.

Marc-André Lanciault et sa conjointe Isabel Théorêt ont appris que les sacs Ziploc n'étaient pas les bienvenus à l'école de leur garçon Félix.

Photo ci-dessus : Les sacs Ziploc ne sont pas les bienvenus à l’école que fréquente le fils d’Isabel Théorêt (ci-dessus) et de Marc-André Lanciault, à Laval. (Marc Pigeon/Agence QMI)

«Ma blonde était en train de lui faire son lunch quand il a crié «Non, pas de Ziploc !» Quand on lui a demandé pourquoi, il nous a expliqué qu'il avait été exclu d'un concours pour gagner un toutou, récemment, parce que son sandwich était dans un sac et pas dans un tupperware», raconte M. Lanciault.

Le père de famille, qui a deux autres enfants, dénonce ce qu'il considère être du «dogmatisme» de la part du personnel de l'école.

«Ce qui me fatigue là-dedans, c'est pas que mon fils n'ait pas gagné de toutou, loin de là. C'est qu'on est brainwashé de partout sur des questions comme l'environnement. On le fait sans réfléchir. Je suis sûr que l'enseignante avait plein de bonnes intentions à faire ça, j'en suis persuadé, mais c'est comme si on avait arrêté de penser», dit-il.

Culpabilisation
Selon lui, agir de la sorte avec des enfants de six ans ne fait que les culpabiliser pour des gestes posés par leurs parents.

«On parle d'enfants de six ans. Qu'est-ce qu'ils ont retenu de ça ? Ils n'ont pas retenu que c'était important l'environnement. Ce qu'ils ont retenu, c'est que, sans vraiment comprendre pourquoi, ils n'ont pas pu gagner quelque chose qui les intéressait à cause de ça, donc, c'est mal», déplore M. Lanciault, qui précise avoir son bac de recyclage

«Moi, j'ai trois enfants et je fais trois lunchs tous les jours. À chaque fois, ça fait beaucoup de tupperwares. Il faut les laver. Alors, parfois, ça va arriver que je vais utiliser un Ziploc. Faut-il punir des enfants pour ça?» se demande-t-il.

Le père de famille ne veut pas pour autant partir en guerre contre le personnel de l'école.«Loin de là», assure-t-il.

Un débat sur le Web
Mais il a constaté à quel point il avait touché une corde sensible lorsqu'il a raconté cette histoire dans un billet publié sur son blogue familial.

L'histoire s'est retrouvée sur Twitter et Facebook, retransmise par des centaines d'internautes. Une bonne trentaine de personnes sont venues en débattre avec lui en laissant des commentaires.

«C'est fou. Je dirais qu'il y a 80 % des gens qui disent être d'accord avec moi et 20 % qui ne sont pas d'accord. Ceux-là ont retenu que je suis un père qui veut défendre son fils et que je vais en faire un enfant roi. Mais ce n'est pas le cas.»

«Ils sont passés à côté de la question de fond : je dénonçais le dogmatisme dans cette situation. Les gens sont rendus tellement dogmatiques. Faut arrêter d'accepter ce qu'on nous raconte à longueur de journée sans réfléchir», dit-il.

C'est quoi le problème ?
Toutefois, sur son blogue, quelques personnes contestent la vision des choses de la famille lavalloise.

«C'est quoi le problème ici ? Le professeur ou le parent ? Moi, j'en vois des tonnes de Ziploc sur le bord de nos routes, dans ma rue, sur mon gazon. Il y a toujours quelqu'un qui le jette dehors, aux poubelles... Produit à usage unique. C'est si dur d'acheter un contenant réutilisable qu'on lave et qu'on garde pendant des années ?», se demande Jérôme Beaulé.

* Le blogue de Marc-André Lanciault : notrevie.ca

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Bonjour, c’est avec un peu de retard que je réagis, n’ayant pris connaissance de l’article que maintenant.. punir un enfant en le privant de participation à un concours parce que son panier-repas était dans un sac plastique, cela me semble plus qu’excessif, c’est juste honteux, et aussi un peu stupide me semble-t-il, en tout cas pas du tout pédagogique !!

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