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La laure Saint-Alexandre-Nevski, un de ses cimetières, la cathédrale du Sauveur sur le sang versé, wow!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 30e d'une série de reportages sur une féerique odyssée en Russie au tout début de l’été 2010.

Église de la Résurrection-du-Christ, dite du Sauveur sur le sang versé, Saint-Pétersbourg, Russie.

Saint-Pétersbourg, Russie, samedi 3 juillet 2010 – Voilà une autre matinée qui restera gravée à jamais dans nos mémoires! Un très beau cimetière dédié aux grands maîtres russes de l’art, un monastère où on a l’impression d’être à la campagne alors qu’il est situé au cœur du centre-ville de Saint-Pétersbourg et une magnifique cathédrale, celle du Sauveur-sur-le-sang-versé! Et tout cela, avant même que nous n’arrêtions pour dîner! Et dire qu’en après-midi nous serons à Tsarskoïe Selo, un autre Versailles russe…

Notre photo : La superbe église de la Résurrection-du-Christ, dite du « Sauveur-sur-le-sang-versé » et une résurgence de souvenirs de la cathédrale Basile-le-Bienheureux, celle que nous avons tant aimée à Moscou!

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Dame nature aura largement contribué à faire de notre voyage, une expérience ineffable! Pour notre dernière journée de visites, le ciel est de nouveau céruléen. Un peu frais peut-être pour notre première balade du jour, mais la chaleur devrait tout de même être au rendez-vous aujourd’hui, car les météorologues prévoient que le mercure grimpera à 22 degrés Celsius !

Nous montons dans le car à 9 h 30 pour un court trajet d’une dizaine de minutes qui nous mène à la « Laure Saint-Alexandre Nevski ». Rappelons qu’une laure, au sein de l’Église orthodoxe, est un titre accordé aux plus importants monastères masculins.

En Russie, il y a trois laures : celle de la Trinité-Saint-Serge, que nous avons visitée à Serguiev Possad, celle de Saint-Daniel à Moscou et la laure Saint-Alexandre-Nevski ici même à Saint-Pétersbourg.

L’entrée de la laure Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : L’entrée de la laure Saint-Alexandre-Nevski, sur la place dédiée au même saint, le patron de Saint-Pétersbourg.

Nous descendons « Place Alexandre-Nevski », sise tout près de notre hôtel et qui s’ouvre sur une allée qui nous mènera, tout au fond, sur le site du monastère principal du diocèse orthodoxe de Saint-Pétersbourg, là où notamment nous visiterons la cathédrale de la Sainte-Trinité. Mais, pour l’heure, un arrêt est prévu dans un des trois cimetières du site, soit celui nommé Tikhvine, la nécropole des grands maîtres russes de l’art. De fait, c’est un cimetière-musée qui date du XIXe siècle.

Allée menant à la laure Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Allée menant à la laure Saint-Alexandre-Nevski. Derrière ces murs, trois cimetières prennent place, le cimetière Saint-Lazare, où reposent des personnages célèbres, le cimetière Saint-Nicolas (Nikolskoïe) qui lui, sert de sépultures à un certain nombre d’aristocrates de l’ancien régime et le cimetière Tikhvine.

Le cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Un cimetière superbement aménagé… où tout est bien entretenu!

La nécropole des grands maîtres russes de l’art
Cet endroit de dernier repos a été institué sous l’égide du fils de Catherine II, le tzar Paul 1er. Le site est particulièrement populaire le jour de la « Trinité », où on célèbre les morts. Macha, notre guide précise : « Les gens viennent au cimetière avec de la vodka et de la nourriture, ils font la fête. Puis, en partant, ils laissent la nourriture non consommée sur la tombe de celui dont ils ont célébré la mémoire. »

L’encyclopédie libre Wikipédia nous apprend que la Sainte-Trinité chez les orthodoxes se fête le jour même de la Pentecôte, soit huit semaines après Pâques. L'Église orthodoxe et les Églises catholiques orientales appellent ce jour tout simplement le Dimanche de la Trinité. Puis, le dimanche après la Pentecôte, ils célèbrent la Toussaint.

Dès notre entrée dans le cimetière, nous empruntons l’«Allée des écrivains». Nous voyons la tombe de Fedor Dosdoïevski et de son épouse. Même s’il est né à Moscou, l’auteur de « Crime et châtiment » est considéré comme un écrivain Saint-Pétersbourgeois. C’est d’ailleurs à Saint-Pétersbourg qu’il est décédé en 1881.

Monument funéraire de Fedor Dosdoïevski, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le monument funéraire de Fedor Dosdoïevski.

Puis, nous prenons l’«Allée des compositeurs » où nous arrêtons devant le monument hommage à Mikhaïl Glinka qui fut le premier compositeur de mélodie populaire en Russie. Son opéra intitulé « La vie pour le tzar » est l’œuvre qui ouvre, année après année, la saison du théâtre Mariinsky. Glinka est également l'auteur de la « Chanson patriotique » qui fut utilisée comme hymne national de la Fédération de Russie de 1991 à 2000.

Monuments funéraires de Mikhaïl Glinka et de son épouse, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le monument funéraire de Mikhaïl Glinka (à gauche) et celui de son épouse (à droite).

Nous passons devant la tombe d’Alexandre Borodine, qui était chimiste, médecin… et compositeur! Son œuvre maîtresse, l’opéra « Le Prince Igor », il ne l’a jamais terminée, et ce, même s’il l’avait entreprise 18 ans avant sa mort. Elle a été achevé par Rimski-Korsakov et Glazounov, qui eux aussi sont enterrés ici.

Monument funéraire d’Alexandre Borodine, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Original, le monument rendant hommage à Alexandre Borodine.

Nous passons devant la tombe de Piotr Tchaïkovski qui fut l’un des plus grands compositeurs russes de la seconde moitié du XIXe siècle. L’artiste donna, dit-on, ses lettres de noblesse au ballet notamment avec son « Lac des Cygnes » et son « Casse-noisette ». Il est également l’auteur de « La belle au bois dormant ». Il a été un compositeur des plus prolifiques, et ce, même s’il est mort dans la jeune cinquantaine du choléra, après, pense-t-on, qu’il ait bu de l’eau contaminée de la Neva.

Monument funéraire de Piotr Tchaïkovski, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Superbe pierre tombale de Tchaïkovski, deux anges et une croix l’accompagnent pour son ballet dans l’au-delà! Les funérailles du grand compositeur ont eu lieu à la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan en novembre 1893 et plus de 8 000 personnes étaient présentes.

Igor Stravinski, le grand compositeur russe n’est pas enterré ici, mais son père Fiodor, qui était un grand chanteur, lui l’est.

Monument funéraire de Fiodor Stravinski, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Il y a également cette magnifique pierre tombale du père d’Igor Stravinski.

Après la littérature et la musique, faisons maintenant place à la peinture et à la sculpture. Nous voyons la tombe d’Ivan Chichkine, dont nous avons pu admirer quelques œuvres hier au Musée russe et il y a quelques jours au musée Tretiakov. Il est l’auteur de la toile intitulée « Un matin dans une forêt de pins », la toile sur laquelle un autre peintre a ajouté quatre ours au grand dam de Chichkine!

Monument funéraire d’Ivan Chichkine, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Voici la pierre tombale d’Ivan Chichkine.

Finalement, et chose rare présumons-nous dans un endroit réservé aux artistes, nous voyons la tombe d’un critique d’art, Vladimir Stassov.

Monument funéraire de Vladimir Stassov, cimetière Tikhvine, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Superbe monument du critique d’art Vladimir Stassov.

Parmi les autres pierres tombales moins spectaculaires que nous voyons, il y a celle de Marius Petitpa, créateur du ballet classique russe. C’était un chorégraphe marseillais. Il a travaillé avec la troupe du théâtre Mariinsky. Il est décédé en 1910 à l’âge de 92 ans. Puis, il y a aussi celle d’Ivan Kramskoï, ce peintre dont nous avons admiré les œuvres au musée Tretiakov.

Nous aurions pu poursuivre ainsi un long moment encore, mais d’autres endroits saints nous attendent.

Le monastère de la Trinité Saint-Alexandre-Nevski
Nous sortons du cimetière et empruntons l’allée pour nous rendre sur le site du monastère. Nous franchissons un petit ruisseau, d’où la vue est fort belle pour une photo.

Laure Saint-Alexandre Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : La première vue que nous avons de l’intérieur de la laure Saint-Alexandre-Nevski.

Pierre le Grand a ordonné la construction du monastère en 1710 pour abriter les reliques de Saint-Alexandre-Nevski. La construction a été confiée à Domenico Trezzini, l’architecte qui allait par la suite construire la cathédrale de Saints-Pierre-et-Paul.

Le tzar voulait faire du héros national russe Alexandre Nevski, ce qui signifie Alexandre de la Neva, le protecteur de la nouvelle capitale de Russie. Nevski est surtout célèbre pour ses victoires militaires, dont celle contre les Suédois sur les bords de la Neva en 1240. Il a été canonisé par l’Église orthodoxe en 1547.

Lors de l’inauguration du monastère de la Sainte-Trinité Alexandre-Nevski, Pierre le Grand a déposé lui-même les reliques du saint dans la cathédrale. Il les avait fait ramener de la ville de Vladimir où elles se trouvaient jusqu’alors. Toutefois, elles sont maintenant à Moscou depuis 2007. Quant aux restes d’Alexandre Nevski, ils ne sont plus ici, ils ont été transportés près de la Neva.

Le premier bâtiment que nous voyons est la résidence des moines. Actuellement, vingt moines vivent ici. Ils ont des chambres individuelles qui selon notre guide seraient assez spacieuses.

Ils ont leur propre église pour prier, l’église du Saint-Esprit. Elle a été construite en 1821 et est sise tout juste à côté des locaux de l’administration de la Laure. C’est là que vivait jadis le chef du diocèse, le métropolite.

Sur les lieux, il y a un atelier d’iconographie et une fabrique de jeux de cartes. Il y a aussi une salle de concert qui, le dimanche, est réservée pour les enfants, afin de les sensibiliser à la musique sacrée. Toutes ces activités permettent de récolter un peu d’argent pour aider aux moines à survivre et à voir à l’entretien des lieux.

Toutefois, ces sommes sont insuffisantes pour permettre de terminer les travaux de restauration du monastère entrepris il y a de cela plusieurs années.

Macha, notre guide, nous mentionne que l’endroit où nous nous trouvons s’appelait autrefois : le territoire du paradis sur terre !

L’entrée du monastère de la Trinité Saint-Alexandre Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

L’entrée du monastère de la Trinité Saint-Alexandre Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : L’entrée du monastère de la Trinité Saint-Alexandre Nevski et sa superbe mosaïque.

La cathédrale, qui est de style néoclassique, arbore devant son portique d’entrée six colonnes. Nous entrons dans l’église. Un office est en cours et il y a beaucoup de fidèles; donc par respect, nous évitons de prendre des photos, et ce, malgré le fait qu’il y a à l’intérieur de belles icônes.

Cathédrale de la Trinité Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Le portique de la cathédrale de la Trinité Saint-Alexandre-Nevski.

Cathédrale de la Trinité Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : La coupole de la cathédrale.

À l’entrée de l’église, il y a un petit comptoir où il y a des cartes postales en vente. En sortant, nous aurions voulu en acheter quelques-unes, mais plusieurs personnes étaient en file pour passer à la caisse. Il nous a semblé qu’il s’agissait de fidèles et non pas de touristes. Curieusement, presque tous avaient en main un papier, document que nous avons assimilé à leur liste d’achats! Plus tard, on nous apprendra que ce n’était pas des listes d’achats, mais plutôt des intentions de prières, dont certaines n’étaient pas gratuites !

Cathédrale de la Trinité Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : À l’intérieur de l’église, les dames se couvrent la tête d’un voile, mais dès leur sortie de l’église le voile devient un magnifique foulard.

Cathédrale de la Trinité Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Les dames de notre groupe ont également couvert leurs cheveux avant d’entrer dans le lieu saint.

Au sortir de l’église, nous marchons dans de beaux jardins. Des femmes y travaillent à l’entretien.

Laure Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Laure Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Laure Saint-Alexandre-Nevski, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Les beaux jardins que l’on retrouve sur le site sont entretenus par des paroissiennes et non par les moines… qui eux prient.

Nous repartons en car à 11 h 15. La chaleur est, comme prévu, de retour : le mercure indique maintenant 19 degrés.

Nous faisons route en direction d’une autre église, celle de la Résurrection-du-Christ aussi appelée église du Sauveur-sur-le-sang-versé.

Pour nous y rendre, notre chauffeur n’emprunte pas la traditionnelle avenue Perspective Nevski, il traverse plutôt un quartier central où il y a une belle harmonie. Sur notre trajet, nous passons devant un ancien hôpital et devant le jardin de Potemkine. Nous croisons également l’église dédiée à la Transfiguration du Christ et une autre qui commémore la victoire remportée sur les Turcs.

C’est normal de croiser autant d’églises sur notre route, car Saint-Pétersbourg abrite actuellement plus de 50 églises orthodoxes, en plus des églises et des temples des cultes catholique, protestant, israélite, islamique et bouddhique ! Et ce, même si durant la période soviétique des dizaines et des dizaines d’églises ont été dynamitées.

Nous prenons l’avenue de la fonte, nommée ainsi parce c’est là que se trouvaient les bâtiments où l’acier était fondu.

Nous passons devant le palais de la famille des Youssoupov, celui de la grand-mère de Félix, et non celui que nous avons déjà visité. Puis, devant les églises Sainte-Anne et Saint-Siméon et le palais des princes de la famille Chouvalov, situé tout juste en face d’un ces canaux de la ville.

La circulation est congestionnée et pourtant nous sommes samedi.

Finalement, nous arrivons sur l’avenue Perspective Nevski. À notre gauche, nous revoyons l’église Notre-Dame-de-Kazan, principale cathédrale orthodoxe de la ville; à droite, c’est l’église luthérienne dédiée à Saint-Pierre et devant nous il y a la flèche de l’amirauté.

Le car tourne à droite sur la « Place des écuries », c’est sur cette avenue que se trouvaient les écuries impériales. Puis, nous passons devant l’église des écuries, toujours ouverte pour le culte.

Nous descendons du car à 11 h 45. Il y a foule ! Les touristes sont nombreux et heureux, car il fait magnifiquement beau.

L’église du Sauveur-sur-le-sang-versé
L’extérieur de l’église du Sauveur-sur-le-sang-versé est très impressionnant. Immédiatement nous pensons à la basilique Basile-le-Bienheureux que nous avons tant aimée à Moscou. Il y a plusieurs dômes, tous de différentes couleurs.

Église du Sauveur-sur-le-sang-versé, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : La magnifique église du Sauveur-sur-le-sang-versé aussi appelée église de la Résurrection-du-Christ.

Nous entrons dans l’église qui est tout aussi surprenante à l’intérieur qu’à l’extérieur. Tout d’abord, mentionnons qu’elle est très vaste avec ses 1,642 mètres carrés et ses 81 mètres de hauteur. Et partout, la décoration. D’ailleurs, notre guide nous mentionne qu’il y a pas moins de 308 mosaïques sur les murs et au plafond!

Église du Sauveur-sur-le-sang-versé, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Partout, la décoration est présente.

L’église a été construite sur les lieux où a été assassiné le tzar Alexandre II, le 1er mars 1881.

C’est le fils aîné du tzar, Alexandre III, qui a ordonné la construction d’une petite chapelle avec le pavé sur lequel son père avait été agressé. Par la suite, c’est lui qui a décidé du choix de l’architecture de l’église qui abriterait la chapelle, une architecture à la russe, dont le style évoque effectivement des ressemblances avec la cathédrale Basile-le-Bienheureux de Moscou.

La chapelle qui commémore la mémoire d’Alexandre II est toujours présente.

Le nom de l’église, le Sauveur-sur-le-sang-versé, est directement relié à l’assassinat d’Alexandre II. Celui-ci a été victime de l’agression d’un terroriste à l’explosif. Cet attentat visait à punir celui qui avait aboli le servage en 1861.

Le tzar a beaucoup souffert. Il a perdu les deux jambes lors de l’explosion et il est décédé après de terribles souffrances… 40 heures plus tard.

L’iconostase est sculptée en marbre d’Italie et elle arbore de belles couleurs. Il n’y a pas de porte royale, et ce, parce que l’église est aujourd’hui un musée et qu’il n’y a plus de services religieux qui y sont célébrés.

Au plafond, une coupole centrale représente le Christ pantocrator, c’est-à-dire le Christ en gloire! L’effet est vraiment monumental et très bien adapté aux dimensions de la cathédrale.

L’église a été consacrée en 1907 après 20 ans de travaux. L’or des superbes mosaïques qui s’étendent sur 7 000 mètres carrés de mur brille sous les rayons du soleil. Le jeu de lumière est fantastique, comme s’il s’agissait de « la lumière divine ».

Le sol de marbre italien affiche de beaux dessins sur lesquels nous ne pouvons marcher. Tout autour, il y a un tapis pour protéger ce magnifique trésor.

Lors de la révolution russe, comme pour beaucoup d’autres églises, plusieurs des plus belles pièces d’orfèvrerie qui y étaient conservées ont été pillées.

Puis en 1930, elle fut fermée par le gouvernement soviétique. Durant la Deuxième Guerre mondiale, elle a servi d’entrepôt pour les légumes. L’église fut alors surnommée l’église des patates !

Nous voyons deux iconostases autres que celle centrale. Elles sont sur les côtés en marbre et en jaspe de couleur rose.

Parfois, ont lieu ici des concerts de musique sacrée.

Nous sortons à 12 h 30 et nous repartons en car en direction du village de Pouchkine, situé à 25 kilomètres d’ici, où nous sommes attendus pour le dîner.

Méli-mélo
Le chef de l'Église orthodoxe de Russie porte le titre de « Patriarche de Moscou et de toutes les Russies ». Il réside dans la laure Saint-Danilov à Moscou.

Le patriarche de l’orthodoxie russe est élu, tout comme le pape chez les catholiques. La dernière élection a eu lieu le 27 janvier 2009, date à laquelle Sa Sainteté Cyrille a pris les commandes de son Église.

Il y a cinq patriarcats sur l’ancien territoire de l’URSS. Celui de Moscou et de toutes les Russie, celui de toute la Roumanie, de toute la Bulgarie, de toute la Georgie et celui de la Serbie.

L’Église orthodoxe russe est divisée en diocèses. En 2007, elle comptait sur 142 diocèses répartis dans plusieurs pays.

Dans l’Église orthodoxe, le mot « pope » est utilisé pour désigner les prêtres. Le pope procède, entre autres, à la confession.

Dans la religion orthodoxe, la communion se fait sous les deux espèces.

En Russie, l’office est chanté en liturgie slavonne.

Durant les cérémonies, les fidèles se signent très souvent du geste de la croix. De fait, ils se signent chaque fois que la Trinité est mentionnée.

Contrairement au signe de croix des catholiques, celui des orthodoxes s’exécute de droite à gauche. L’encyclopédie libre Wikipédia précise ce qui suit quant au signe de la croix : « Le signe de croix se pratique selon un mouvement de droite à gauche : front, poitrine, épaule droite, épaule gauche. Le pouce, l'index et le majeur sont liés pour représenter la Trinité, tandis que l'annulaire et l'auriculaire sont repliés dans la paume pour signifier le dogme de la double nature de Jésus Christ (Dieu et Homme). On se signe aussi en admirant une icône avec ou sans prière et dans d'innombrables autres occasions, laissées à la discrétion du croyant. »

Dans les églises orthodoxes, il n’y a jamais d’image de souffrance associée au Christ.

Et il y a également beaucoup de saints! Et ce, parce qu’il n’y a pas de procès en canonisation ou un nombre minimum de miracles à avoir réalisé pour être proclamé saint. Lorsque l’Église orthodoxe constate que la vénération de la mémoire d'un défunt se répand parmi les fidèles, elle se réunit et voit si la sainteté de la personne justifie la canonisation. Si oui, la sainteté est proclamée, en même temps que sont déterminés un ou plusieurs jours de fête liturgique.

À suivre
Tsarskoïe Selo, un autre Versailles russe… et notre souper d’adieu!

Le grand palais de Catherine à Tsarskoïe Selo, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le grand palais de Catherine à Tsarskoïe Selo.

Bibliographie
Atlas en fiches (Russie, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg, la Volga et les grandes villes russes) , Éditions Atlas, 2008;

Cap sur la Russie : Moscou – l’Anneau d’Or – Saint-Pétersbourg, Martin Gostelow, JPM Publications, 2000, 79 pages;

Contes populaires russes, Éditions P2, Saint-Pétersbourg, 2000, 97 pages;

Encyclopédie libre Wikipédia, Moscou et une foule d’autres pages;

Guide Voir, Moscou, Éditions Libre Expression, 2007, 264 pages;

Guide Voir, Saint-Pétersbourg, Éditions Libre Expression, 2008, 264 pages;

Le russe avant de partir, Éditions Harrap’s, 2008, 112 pages et trois cédéroms;

Luxe et lumières de Catherine de Russie, La revue du Musée des beaux-arts de Montréal, 9 pages;

Les Romanov Tsars et Empereurs, Édition Abris, Saint-Pétersbourg, 2007, 18 pages;

Moscou, Édition d’art Amarante, Moscou, 2009, 136 pages;

Peterhof, Saint-Pétersbourg, 2007, 128 pages;

Pouchkine, Henri Troyat, Librairie Plon, 1953, 815 pages;

Russie, Catherine Zerdoun, Éditions du Chêne, 2008, 272 pages;

Russie, Belarus-Ukraine, Bibliothèque du voyageur Gallimard, 2007, 390 pages;

Saint-Pétersbourg et ses environs, Édition d’art P-2, Saint-Pétersbourg, 2007, 355 pages;

Saint-Pétersbourg, Édition de LODI, Paris, 2005, 177 pages;

Souzdal – Vladimir - Boglioubovo, Éditions d’Art « Ivan Feodorov », Saint-Pétersbourg, 2004, 33 pages.

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