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L’Ermitage pourrait être l’unique destination d’un voyage d’une semaine à Saint-Pétersbourg!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 26e d'une série de reportages sur une féerique odyssée en Russie au tout début de l’été 2010.

Trône du tzar, salle Saint-Georges, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Saint-Pétersbourg, Russie, mercredi 30 juin 2010 - Il est immense! Chacune des œuvres qui y sont exposées mériterait qu’on les admire de nombreuses minutes. Il est même impossible de seulement faire le tour du musée de l’Ermitage en une journée. C’est beaucoup trop vaste et il y a beaucoup trop de touristes en même temps. Nous y avons consacré quelques heures, sans même nous attarder aux peintures, qui à elles seules auraient exigé beaucoup, mais vraiment beaucoup d’heures. La richesse de l’architecture et de la décoration nous a médusés. C’est à peine croyable! Assurément, un musée qu’il faut revisiter un jour!

Notre photo : Le trône du tzar dans la salle Saint-Georges, la grande salle du trône, du musée de l’Ermitage.

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n'importe laquelle des photos.

Quand le réveil a sonné ce matin à 6 h 30, nous étions déjà fébriles, car même si seulement une seule visite était au programme de notre journée, nous savions qu’elle serait mémorable. Aujourd’hui, nous visitons le plus grand musée du monde, l’Ermitage!

Dès 9 heures, après un excellent petit-déjeuner, nous grimpons dans le car qui nous mènera dans l’antre de la Grande Catherine. Comme c’est devenu une habitude depuis que nous sommes en Russie, le ciel est entièrement bleu, sans nuages!

Les collections de ce gigantesque musée qu’est l’Ermitage sont réparties dans plusieurs bâtiments. Évidemment, il y a le palais d’hiver des tzars. Mais, il y a aussi le Petit Ermitage, le Grand Ermitage, le Nouvel Ermitage, le théâtre de l’Ermitage et depuis peu, le bâtiment de l’État-major accueille lui aussi des collections.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le palais d’Hiver, une réalisation de l’architecte italien Bartolomeo Rastrelli, a été construit à la demande de l’impératrice Élisabeth Petrovna, la fille de Pierre le Grand. La construction s’est étalée de 1754 à 1762.

La place du Palais
Nous descendons du car à 9 h 15, directement sur la place du Palais! Elle est immense. À notre gauche, il y a le palais d’hiver et à notre droite, il y a le bâtiment de l'état-major de la Garde Impériale, un bâtiment imaginé par l’architecte italien Carlo Rossi en 1820. Il fait 600 mètres de façade. Cet édifice est maintenant partie intégrante du musée de l’Ermitage, car depuis peu, on a commencé à y transférer les œuvres d’art de la fin du XIXe siècle.

Quadrige surmontant l’Arc de triomphe du bâtiment de l'état-major de la Garde Impériale, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Char de la Victoire surmontant l’Arc de triomphe du bâtiment de l'état-major de la Garde Impériale commémorant la victoire d’Alexandre 1er sur Napoléon.

Au centre de la place, il y a une immense colonne érigée entre 1830 et 1834 selon les plans dessinés en 1829 par l’architecte français Auguste Ricard de Montferrand. Elle est composée d’un monolithe de granite rose pesant 600 tonnes et qui se dresse sur une hauteur de 47,5 mètres. La colonne est couronnée d’un ange de bronze tenant une croix et piétinant un serpent.

Quelque 2 400 ouvriers ont été requis pour ériger cette colonne qui est la plus grande du monde.

Elle est nommée « Colonne d’Alexandre », puisqu’elle sert à honorer le tzar vainqueur de Napoléon. D’ailleurs, on peut lire sur son socle : «À Alexandre 1er, la Russie reconnaissante.»

Colonne d’Alexandre, place du Palais, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : La magnifique Colonne d’Alexandre toute au centre de la place du Palais.

Ange couronnant la colonne d’Alexandre, place du Palais, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : L’ange qui trône au sommet de la « Colonne d’Alexandre ».

Bas-relief de la colonne d’Alexandre, place du Palais, Saint-Pétersbourg, Russie.

Bas-relief de la colonne d’Alexandre, place du Palais, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Deux des superbes bas-reliefs qui décorent la base de la colonne.

Le palais d’Hiver était à l’origine de couleur jaune, aujourd’hui, il est vert. Il est considéré comme un joyau de l’art baroque russe. Des statues de 3,5 mètres de hauteur décorent sa façade extérieure.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Une partie des statues qui décorent le palais d’Hiver.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Une des magnifiques statues.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le drapeau de la Fédération de Russie surmonte le palais d’Hiver.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Un palais aux multiples décorations.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Une des portes surmontée d’un aigle à deux têtes, l’emblème des Romanov.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : L’aigle bicéphale, un symbole présent partout. En arrière-plan, la flèche de l’Amirauté surmontée d’un petit voilier.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le palais compte sur une fenestration impressionnante.

Et le soir, lorsqu’illuminé, tout cet ensemble est tout simplement époustouflant… du moins si l’on en croit les photos de l’endroit que nous pouvons admirer. Nous devons malheureusement nous contenter des photos, étant donné que nous sommes actuellement en période des nuits blanches! Mais, quel merveilleux prétexte pour revenir ici un jour!

Le Musée
Nous accédons au musée par l’entrée principale face à la Neva à 9 h 45, et ce, même si le musée n’ouvre ses portes au public qu’à 10 h 30. Il faut savoir qu’un privilège est conféré aux groupes de touristes, qui eux peuvent accéder aux salles d’exposition dès 10 h.

À l’Ermitage, les droits de prise de photos sont inclus dans le prix du billet d’entrée qui est de 350 roubles.

Le musée possède quelque 3 000 000 d’œuvres d’art! Toutefois, une faible proportion de celles-ci, soit seulement dix pour cent sont exposées. C’est le plus grand musée du monde.

Nous amorçons notre exploration par le palais d’hiver, lui qui a été construit de 1754 à 1762 suite à un ordre de l’impératrice Élisabeth Petrovna, la fille de Pierre le Grand. Il a été inauguré en 1762. Catherine II y fit ajouter ce qu’elle nomma sur le conseil de Denis Diderot, l’Ermitage. Le tzar Alexandre III, le père de Nicolas II utilisait ce palais surtout pour des réceptions.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : En entrant dans le Musée de l’Ermitage, nous arrivons dans une avant-salle où au centre il y a une rotonde décorative composée de huit colonnes vertes surmontées d’une coupole en or.

Puis, nous marchons dans une enfilade de salles. Nous passons devant la salle de réception des maréchaux et nous nous arrêtons devant la petite salle d’audience… où il y a un trône. Tout est en velours lyonnais. Les lustres sont de bronze doré et ils pèsent des tonnes. Les tableaux sont tous des originaux. Les planchers sont du XIXe siècle.

Petite salle du trône, palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : La petite salle du trône, la salle Pierre le Grand, et son trône argenté.

Nous croisons la salle néoclassique, là où aujourd’hui on expose des œuvres de Picasso prêtées pour l’occasion par un musée parisien. Il y a de grands vases de marbre de 4 à 6 pieds de hauteur. Plusieurs lustres sont gigantesques.

Lustre du palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Un des lustres magnifiques du palais d’Hiver.

Une autre salle est celle des portraits : nous y voyons les portraits d’une foule de personnalités importantes de l’époque… il y en a plus de 300.

Salle des portraits, palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Un portrait d’un général à cheval, dont un des visiteurs de cette page (voir commentaire d'Alexandre au bas de la page) a identifié comme étant Alexandre 1er. Un grand merci!

Puis, nous arrivons dans la grande salle du trône, aussi appelée salle Saint-Georges. Aménagée comme une galerie, avec plusieurs fenêtres. Elle couvre 800 mètres carrés. Les murs sont revêtus de marbre de carrare. Le décor est en bronze doré. Il y a plusieurs lustres surmontés d’aigles bicéphales. Il y a des vases en malachite. La marqueterie des planchers est d’origine. Le trône est fabriqué en chêne et réalisé par un anglais en 1730. Il est situé en-dessous d’un grand baldaquin.

Grande salle du trône, palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Grande salle du trône, palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : La grande salle du trône, aussi nommée la salle Saint-Georges.

Poursuivant notre visite, nous croisons la salle Apollon, celle où les invités prenaient une collation. Les murs sont en stuc bleu pâle.

Palais d’Hiver, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Une magnifique sculpture.

Sans trop que nous nous en apercevions, nous voilà dans « Le petit Ermitage ». C’est une longue galerie, dont la façade donne sur le quai et la Neva. L’art du moyen-âge est ici mis en valeur.

La salle de réception du petit Ermitage ou salle du Pavillon est tout près de l’eau de la Neva, les styles de la Renaissance, le classicisme et le style mauresque y font bon ménage.

Salle du Pavillon, Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Nous retrouvons un beau mélange de styles dans la salle du Pavillon.

Salle du Pavillon, Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Et encore de superbes lustres.

Salle du Pavillon, Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Salle du Pavillon, Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Un petit endroit pour « jaser »… sous une magnifique coupole.

Il y a une horloge dans une vitrine qui est appelée horloge des paons. Elle est en bronze doré et a été réalisée par un orfèvre anglais du nom de James Coxe. Elle a été ramenée en Russie en 1788 par Grigori Potemkine. C’est une sorte d’arbre sur lequel prennent place, un paon, un coq, un hibou et un écureuil. Impossible d’y lire l’heure.

Horloge du paon, salle du Pavillon, Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Une horloge difficile à photographier, car elle est dans une cage de verre devant une fenêtre d’où les rayons du soleil inondaient la pièce.

Mosaïque sur le sol de la salle du Pavillon, Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Au sol, sous un immense lustre, il y a une mosaïque antique, une copie du sol se trouvant au Vatican avec une tête de Méduse au centre.

Nous poursuivons notre chemin et passons dans un couloir dit ministériel où d’énormes tapisseries décorent les murs. Elles proviennent de différents pays. Certaines sont flamandes, d’autre française d’Aubusson. Il y en a une avec un immense portrait de Catherine II.

Nous empruntons une grande enfilade et arrivons dans une grande salle de réception où il y a une exposition temporaire d’art coréen. Le plancher en marqueterie a été fabriqué en utilisant plusieurs bois exotiques.

Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Petit Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.
Photos ci-dessus : De magnifiques pièces d’art coréen.

Nous atteignons la salle de concert qui possède une acoustique qualifiée de sublime par les experts. Ses grandes fenêtres donnent sur la Neva.

Il y a un sarcophage de style baroque qui a requis plusieurs kilos d’argent massif. Il contient les reliques de Saint-Alexandre Nevski. (XIIIe siècle). C’est le saint patron de la ville. Il fut canonisé au XVIe siècle sous le règne d’Ivan le Terrible.

Salle de la malachite, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

 Salle de la malachite, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : La salle dite "de malachite" affiche de magnifiques colonnes en malachite russe. Elle servait de salle de réception.

Nous voyons également la « salle à manger blanche », avec des vitrines accueillant la collection de cristal. Les boiseries sont sculptées à la main. Puis, nous passons à la « salle à manger d’apparat », qui elle, est de style mauresque.

Nous arrivons dans une salle en rotonde. Les planchers sont de marqueterie composée d’acajou, d’ébène et d’amarante! Dans cette salle se trouve le trône de Paul 1er sur lequel il y a une très belle croix de Malte. Paul 1er avait rencontré le pape pour tenter de réunir les Églises catholique et orthodoxe.

L’or des Scythes et le trésor des Romanov
Nous nous séparons en deux groupes pour la visite des collections constituant «Le trésor des Romanov», car celles-ci sont présentées dans une salle plus petite.

Les pièces de collection se répartissent sous trois grands thèmes : l’art des peuples nomades, l’art grec et les cadeaux diplomatiques. Malheureusement, les photos sont interdites. Toutefois, j’ai retrouvé sur le site Internet officiel du musée (sis à l’adresse suivante : http://www.hermitagemuseum.org) plusieurs photos d’objets que nous avons eu la chance de voir.

La section réservée à l’art des peuples nomades, notamment les Scythes, présente de beaux bijoux en or, de style animalier qui ont été trouvés dans les tombes des chefs nomades ayant vécu aux VIe et VIIe siècles av. J.-C. Nous voyons par exemple : une panthère en or massif, un bouclier, une épée, une couronne… tous en or massif, ce sont les bijoux des épouses des chefs. Il y également un magnifique cerf en or, qui est depuis devenu l’image de marque du musée.

Panthère en or massif datant du VIIe siècle av. J.-C., salle des trésors, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Une panthère en or massif datant du VIIe siècle av. J.-C.

Des objets provenant de la période allant du IIIe au Ve siècle av. J.-C. ont été retrouvés dans des tumulus, comme un magnifique peigne tout décoré de figurine en or, rappelant le fronton d’un temple grec. Plusieurs objets illustrent les batailles des Scythes avec les barbares.

Peigne en or massif, salle des trésors, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Un peigne magnifique.

À l’époque, l’or était le symbole du pouvoir royal.

Lors de la mort d’un chef, son épouse ou une prêtresse était tuée afin qu’il y ait toujours une présence féminine près du chef décédé.

A la fin du IIIe siècle av. J.-C., les Scythes ont disparu, alors que leur territoire a été envahi par d’autres nomades, dont les Sarmates.

Les pierres précieuses ne sont apparues sur les objets en or qu’au IIe siècle av. J.-C.

Collier en or et pierres précieuses, salle des trésors, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Collier en or et pierres précieuses datant du IIe siècle et retrouvé en Crimée.

Au III et IV siècles de notre ère, il y a eu ce que les historiens appellent « La grande migration des peuples en Europe ». Parmi ceux-ci, les Huns et les Goths étaient les mieux armés et ont laissé de nombreuses armes qui prennent place dans le musée.

C’est au cours de cette période qu’est apparu un nouveau symbole de puissance, l’aigle. Également de nouvelles techniques d’orfèvrerie, des techniques utilisant le verre, ont vu le jour.

Médaillon alliant or et verre, salle des trésors, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Médaillon retrouvé dans le village de Tatarka et datant du début du Ve siècle.

Les objets exposés dans la section de l’art grec proviennent du VIIe de notre ère. Plusieurs ont été retrouvés dans la tombe du Khan Kubrat de Bulgarie. Il s’agit d’œuvres réalisées par des Grecs vivant au bord de la mer Noire. Il y a des boucles d’oreilles, des cornes pour boire du vin, des colliers et des bracelets.

Boucles d’oreilles représentant Artémis, salle des trésors, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Boucles d’oreilles, représentant la déesse Artémis, retrouvées en 1866 en Crimée.

Pour certains objets une loupe a été installée pour nous permettre d’apprécier tous les détails de ces bijoux-œuvres d’art.

Quant aux cadeaux diplomatiques, ils sont magnifiques. Il y a des tasses et des plateaux datant du XIXe siècle provenant d’Iran. Ils sont en or massif décorés d’émail.

Des tasses en porcelaine anglaise avec les portraits des chefs. Des couteaux, des glaives, des épées d’orient décorées de citations du Coran et dont les poignées affichent des émeraudes et des rubis. D’autres poignards en jade provenant de l’Inde. Une belle collection d’objets qui aurait été volés aux Mongols est également présentée.

Dague provenant d’Inde, salle des trésors, Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Une dague du XVIIe siècle provenant d’Inde

Nous voyons de petits bijoux servant à protéger le pouce lors de la pratique du tir à l’arc. Des bijoux des XVIIIe et XIXe siècles provenant de l’Asie centrale avec des pierres précieuses à l’état brut, c’est-à-dire non taillées et non polies.

Des orfèvres chinois de la période du XVIIe au XXe siècle ont réalisé des objets en or pur pour protéger ceux qui les portent, d’un mauvais sort.

Nous terminons cette visite guidée à 12 h 15. Roxanne, notre accompagnatrice, procède à la distribution des audioguides pour ceux qui souhaitent continuer la visite du musée.

Il y a beaucoup de monde et il est très difficile de se retrouver dans les diverses salles du musée. Nous voyons quelques peintures de l’époque des impressionnistes, puis à 13 h 30 nous décidons de quitter le musée.

Après notre dîner, nous réservons notre fin de journée au magasinage et au lèche-vitrine sur l’avenue Perspective Nevski, notamment dans le bâtiment des boutiques de luxe. Il nous reste plusieurs souvenirs à acheter et quelques cartes postales à trouver.

Finalement, après quelques aller-retour à notre chambre, nous revenons pour de bon à 21 h 30 après avoir acheté quelques grappes de raisin à un kiosque de fruits situé tout près de notre hôtel.

Méli-mélo
En 1918, Lénine a émis un décret stipulant que tous les biens des Romanov devenaient propriété de l’État et qu’ils devaient tous se retrouver au musée. Bien avant lui, Pierre le Grand avait lui aussi émis un décret pour empêcher le pillage des tombes retrouvées sur le territoire de Russie. Il ordonnait que tous les objets trouvés deviennent trésor d’État.

Le musée du petit Ermitage a été inauguré en 1764! Puis, il a été agrandi en 1850 par l’ajout d’un autre bâtiment, le nouvel Ermitage.

À l’époque de Catherine la Grande, seuls des invités pouvaient admirer les collections. Le musée de l’Ermitage a été ouvert au public en 1852.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, un seul obus est tombé sur le toit du palais d’Hiver! Il n’endommagea pas les œuvres, puisque par mesure de précaution, elles avaient été expédiées dans l’Oural avant le début de la guerre.

Les appartements privés des Romanov n’existent plus dans aucun des bâtiments de l’Ermitage. Ils ont été transformés en salles d’exposition.

À suivre
Une inoubliable journée à Peterhof!

Peterhof, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Peterhof, la plus célèbre des résidences de campagne d’Europe

Bibliographie
Atlas en fiches (Russie, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg, la Volga et les grandes villes russes) , Éditions Atlas, 2008;

Cap sur la Russie : Moscou – l’Anneau d’Or – Saint-Pétersbourg, Martin Gostelow, JPM Publications, 2000, 79 pages;

Contes populaires russes, Éditions P2, Saint-Pétersbourg, 2000, 97 pages;

Encyclopédie libre Wikipédia, Moscou et une foule d’autres pages;

Guide Voir, Moscou, Éditions Libre Expression, 2007, 264 pages;

Guide Voir, Saint-Pétersbourg, Éditions Libre Expression, 2008, 264 pages;

Le russe avant de partir, Éditions Harrap’s, 2008, 112 pages et trois cédéroms;

Luxe et lumières de Catherine de Russie, La revue du Musée des beaux-arts de Montréal, 9 pages;

Les Romanov Tsars et Empereurs, Édition Abris, Saint-Pétersbourg, 2007, 18 pages;

Moscou, Édition d’art Amarante, Moscou, 2009, 136 pages;

Peterhof, Saint-Pétersbourg, 2007, 128 pages;

Pouchkine, Henri Troyat, Librairie Plon, 1953, 815 pages;

Russie, Catherine Zerdoun, Éditions du Chêne, 2008, 272 pages;

Russie, Belarus-Ukraine, Bibliothèque du voyageur Gallimard, 2007, 390 pages;

Saint-Pétersbourg et ses environs, Édition d’art P-2, Saint-Pétersbourg, 2007, 355 pages;

Saint-Pétersbourg, Édition de LODI, Paris, 2005, 177 pages;

Souzdal – Vladimir - Boglioubovo, Éditions d’Art « Ivan Feodorov », Saint-Pétersbourg, 2004, 33 pages.

Commentaires (3) Trackbacks (0)
  1. Le  » général à cheval  » est tout simplement l’empereur Alexandre 1er ! 😉

    Merci pour cette belle visite .

  2. Magique,magnifique,sublime, etc..la liste est …longue..!!!!!
    M E R Ç I !!!!!! Je suis ravie d,avoir des photos, je peux les regardez et les partager avec des amis…(merçi aussi de partager vos photos avec nous )
    Vous avez des newsleter?
    Bonne semaine, à bientôt, Doina Ghinea

  3. J’ai oubliée de dire un grand MERÇI à Céline et Jacques!!!!! Pour leur remarcable travail + photos !!!!

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