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Oct/10
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Impressionnant : une cathédrale, celle de Saint-Isaac, et un palais, celui des Youssoupov!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 25e d'une série de reportages sur une féerique odyssée en Russie au tout début de l’été 2010.

La cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Saint-Pétersbourg, Russie, mardi 29 juin 2010 - Voilà une autre journée des plus intéressante et oh combien instructive qui se termine.

Après avoir visité la forteresse Pierre et Paul et sa superbe cathédrale en matinée, voilà qu’en après-midi nous investissons la monumentale cathédrale Saint-Isaac, puis le palais des Youssoupov, là où le célèbre Raspoutine a été assassiné! Et en soirée, notre groupe est reçu à souper dans trois familles saintes pétersbourgeoises. Tout un programme!

Notre photo : L’imposante cathédrale Saint-Isaac, résultat de l’ingéniosité d’un architecte français, Auguste Ricard de Montferrand!

Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n'importe laquelle des photos.

Notre repas du midi terminé, nous quittons à regret le charmant petit restaurant grec qui nous a si bien accueillis. Il est 14 h 45 et dehors, le soleil brille toujours et il fait passablement chaud.

La cathédrale Saint-Isaac
Nous marchons jusqu’à la cathédrale Saint-Isaac. Plus nous approchons et plus elle nous apparaît imposante et c’est normal, car de par ses dimensions, pour une église à dôme, elle est la troisième plus grande au monde, après la basilique Saint-Pierre de Rome et la cathédrale Saint-Paul de Londres.

Dôme de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le dôme de la cathédrale Saint-Isaac culmine à 101,5 mètres!

Elle a été édifiée selon les plans de l’architecte français Auguste Ricard de Montferrand. La construction s’échelonna sur 40 ans, de 1818 à 1858.

Buste de Auguste Ricard de Montferrand, cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le buste d’Auguste Ricard de Montferrand, l’architecte de cette imposante cathédrale, est bien en vue à l’intérieur de la cathédrale Saint-Isaac.

Quelque 100 000 ouvriers ont participé à la construction, qui fut particulièrement compliquée en raison du sol marécageux sur lequel on érigeait l’édifice. Les travailleurs étaient pour la plupart des serfs, ce qui a réduit considérablement les coûts de construction. Mentionnons que l’abolition du servage en Russie n’a été réalisée qu’en 1861 par le tzar Alexandre II, trois ans après la fin des travaux.

L’extérieur de la cathédrale est en marbre, sauf pour les colonnes qui sont de granit. Sur chacun des quatre côtés s’élève un portique à colonnes. Au total, il y a 58 colonnes de 17 mètres de hauteur… pesant chacune 114 tonnes!

À l’intérieur du portique de colonnes que nous franchissons, il y a deux gigantesques portes d’entrée. Elles sont sculptées de scènes bibliques représentant le Christ et les saints.

Ces portes sont inspirées de la renaissance florentine, fort semblables à celles des grands baptistères italiens que nous avons eu la chance d’admirer en Toscane.

Tout comme les dimensions de la cathédrale, les portes illustrent la grandeur du Seigneur… et de l’empire des Romanov!

Porte d’entrée de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Constituée de chêne et de bronze, la porte ci-dessus pèse 20 tonnes.

Porte d’entrée de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Un des bas-reliefs apparaissant sur la porte sculptée par Ivan Vitali.

Portique d’entrée de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Il y a également ce bas-relief représentant le massacre des Saints Innocents.

Nous entrons dans la cathédrale.

D’immenses lustres pendent du plafond. Sous eux, plusieurs tables ont été aménagées pour présenter des maquettes : une première montre les échafaudages utilisés pour l’installation des colonnes, elles qui sont arrivées jusqu’ici par bateau en provenance de la Finlande, et une autre illustre la constitution des trois coupoles : la parabolique, la sphérique et la conique.

Une autre maquette représente la cathédrale tout entière, elle est vraiment très impressionnante.

Lustre de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Tout est gigantesque, incluant les lustres du plafond.

Plus de 15 000 fidèles peuvent prendre place dans la cathédrale, elle couvre 4,000 mètres carrés. Tout y est démesuré.

Cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : La démesure se remarque également par la hauteur du plafond.

La cathédrale a été consacrée le 30 mai 1858, le jour de la fête de Saint-Isaac-de-Dalmate…, soit le même jour que l’anniversaire de naissance de Pierre le Grand. Saint-Isaac est le saint patron de Saint-Pétersbourg.

Toutefois, il n’y a plus d’office religieux dans la cathédrale depuis 1930. C’est une cathédrale-musée.

L’iconostase est immense et la « Porte royale » est toujours ouverte, car comme nous venons de le mentionner, il n’y a plus de célébration du culte.

Porte royale de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : La magnifique porte royale. Derrière elle, un vitrail du Christ en majesté est de toute beauté.

La dorure est d’origine! Elle a requis… 400 kilogrammes d’or pur.

Le sol est en marbre, importé de France et d’Italie, dans des teintes de gris et de rose.

Il y a un grand nombre de peintures de mosaïques, dont une qui est gigantesque et qui représente Saint-Pierre. Il y en a une autre qui, elle, met en scène la nativité de la vierge. Elle a été réalisée en 1900 et elle serait constituée de 353 nuances de couleurs!

Et il y a la coupole centrale, magnifique!

Coupole centrale de la cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : La coupole centrale est décorée de peinture avec un oiseau en argent au centre, une colombe, elle qui symbolise la chrétienté.

Il y a une petite chapelle dédiée à Alexandre Nevski (1220-1263), qui est un héros national russe, célèbre pour ses victoires militaires. Il est aussi un saint de l'Église orthodoxe.

Partout dans la cathédrale, il y a de nombreuses peintures.

Cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Une des peintures exposées dans la cathédrale.

Cathédrale Saint-Isaac, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Fidèles et visiteurs qui passent ici semblent être des plus généreux.

Le palais Youssoupov
Nous sortons et remontons dans le car à 15 h 30. Nous prenons la route en direction du palais Youssoupov.

Nous passons devant le palais du travail, l’endroit où siègent les syndicats de la ville. On y donne parfois des concerts et des spectacles folkloriques.

En cours de route, notre guide Macha nous informe que pour la visite de ce palais, nous serons divisés en deux groupes, et ce, en raison de l’exiguïté de certaines salles, notamment celles situées dans les caves du palais.

C’est Svetlana, celle qui nous a accueillis hier à l’aéroport, qui accompagnera un des deux groupes, Macha, assurant la visite de l’autre groupe.

Nous arrivons devant le palais à 16 heures. Svetlana nous y attend. Nous nous joignons à son groupe.

Le palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le palais Youssoupov sur les berges de la Moïka, une petite rivière qui se jette dans la Neva.

Au palais Youssoupov, qui peut également s’écrire Ioussoupov, il en coûte 150 roubles pour prendre des photos, soit quelque 5 $ canadiens. Pour une raison que nous ne nous expliquons pas encore, nous avons décidé de ne pas acheter de permis. Erreur! car il y avait beaucoup à photographier durant cette visite d’une durée de 1 h 45!

C’est donc dire que les photos qui illustrent le texte relatif au palais ont été «glanées» sur la grande toile.

Les Youssoupov étaient une des familles les plus riches de l'aristocratie russe. Le palais qu’ils ont acquis en 1830 et habité jusqu’en 1917 a été construit à la fin du XVIIIe siècle.

Ce palais est célèbre, non seulement pour la beauté de son architecture et pour ses collections d’œuvres d’art, mais surtout parce qu’il a été le théâtre de l'assassinat de Grigori Raspoutine, un des favoris du tzar Nicolas II et de l’impératrice Alexandra Fiodorovna.

Le dernier propriétaire des lieux avant la nationalisation du palais, Félix Youssoupov, était également le dernier descendant de sa famille. Il a épousé la nièce du tzar Nicolas II, la duchesse Irina Alexandrovna. Le couple a donné naissance à un seul enfant, une fille surnommée « Baby ».

Au sein de l’immense palais, Félix Youssoupov, avait une pièce réservée pour lui, une garçonnière, et ce serait de cet endroit que lui et ses compagnons ont ourdi le complot pour assassiner Raspoutine.

Portrait de Félix Youssoupov, Musée Russe, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Portrait de Félix Youssoupov réalisé par l’artiste Valentin Serov, une photo prise lors de notre visite du Musée russe.

Nous entrons dans son bureau où il y a quatre mannequins en habit de soldat. Il s’agit de Félix et de trois de ses comparses.

Nous descendons au sous-sol où a eu lieu l’assassinat de Raspoutine, alors âgé de 30 ans. Ce dernier avait voyagé un peu partout à travers le pays. Ses talents de médium étaient reconnus. Le fils de Nicolas II, Alexandre, l’héritier du trône, était atteint d’hémophilie et l’impératrice Alexandra, la mère du petit, avait une grande confiance en Raspoutine, et ce, surtout que la médecine traditionnelle ne pouvait rien pour guérir son fils. Étant proche du couple impérial, Raspoutine détenait donc une influence notable sur le monde politique.

Bien que le déroulement précis de l'assassinat soit encore aujourd'hui fort controversé, l’encyclopédie libre Wikipédia, se basant sur les écrits de Félix Youssoupov lui-même - publiés aux Éditions Plon sous le titre « La fin de Raspoutine » -, raconte les événements comme suit :

« Selon Félix Youssoupov, dans la nuit du 16 décembre 1916, le grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar, et lui-même invitèrent Raspoutine au palais. Ils servirent à Raspoutine des gâteaux et du vin rouge avec une dose de poison suffisante pour tuer cinq hommes. »

Raspoutine au palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Maquette montrant Félix et son invité Raspoutine… que l’on peut admirer au sous-sol du palais Youssoupov.

« Constatant que le poison ne semblait avoir aucun effet sur Raspoutine, Youssoupov sortit un pistolet et lui tira dans le dos. Les deux hommes quittèrent la pièce en laissant Raspoutine pour mort. Revenant un peu plus tard sur les lieux, Youssoupov trouva Raspoutine tentant de se relever et de fuir. Youssoupov et ses complices tirèrent à trois reprises sur Raspoutine, mais celui-ci tentait toujours de se relever. Ils le frappèrent alors à la tête avec une barre de fer puis le roulèrent dans une couverture avant de le jeter dans la rivière Moïka. Selon l'autopsie pratiquée par la suite, Raspoutine ne serait mort ni du poison ni des multiples blessures occasionnées par les balles et les coups de barre de fer, mais plutôt d’hypothermie. Une grande partie du récit de Youssoupov est considéré aujourd'hui comme peu plausible. »

Après l’assassinat, la Révolution russe fit rage et la famille Youssoupov dut s’exiler en Angleterre, là où Félix avait étudié, puis en France par la suite.

Nous montons aux étages supérieurs via un grand escalier magistral, en fait, il s’agit d’un escalier d’honneur en marbre italien. Le plafond est travaillé et on y retrouve un énorme lustre.

Il y a plusieurs salles d’apparat en enfilade et plusieurs pièces sont dotées de portes secrètes.

Palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : D’immenses tapis décorent les murs du palais, mais ce ne sont pas les originaux, car ils ont été volés lors de la Révolution.

Il y a de magnifiques boiseries, une superbe collection de lustres et des horloges magnifiques.

Nous entrons dans une chambre où il y a un beau foyer en coin… il est en onyx.

Il y a une salle blanche, avec une rotonde où les invités se reposaient, avec un plafond en dôme.

Palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : De superbes pièces avec colonnes de marbre et lustres immenses.

Il y a plusieurs salons : le salon bleu, avec une table en bronze doré décorée de porcelaine, le salon framboise, avec un beau lustre français et un plancher aux motifs imitant le lustre, restauré à l’identique nous dit-on et le salon vert aux meubles en bouleau de Karelli, des bouleaux qui proviennent des forêts sises entre Saint-Pétersbourg et la Finlande.

Toutes les horloges que l’on retrouve dans les nombreuses pièces fonctionnent et toutes affichent l’heure exacte.

Palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le salon bleu.

Palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le salon rouge.

La salle de bal, récemment rouverte, possède le plus joli lustre du palais. Il est en bronze doré, orné de guirlandes de cristal. Un grand miroir agrandit la pièce. Il y a également un tableau de Zénaïde Nikolaïevna Youssoupov, la mère de Félix Youssoupov sur l’un des murs. Elle a des yeux extraordinaires.

Cette toile est certainement une copie, puisqu’un peu plus tard au cours de notre périple à Saint-Pétersbourg, nous pourrons admirer l’œuvre originale au Musée russe… dont voici la photo :

Portrait de Zénaïde Nikolaïevna Youssoupov, Musée russe, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Portrait de Zénaïde Nikolaïevna Youssoupov réalisé par l’artiste Valentin Serov, une photo réalisée lors de la visite du Musée russe.

Nous arrivons dans une salle de banquet, où nous pouvons nous asseoir… enfin. Il y a un plafond suspendu où se trouve un lustre en « papier mâché », façon boîte laquée, solide et légère.

Cinq chanteurs nous offrent un petit récital. L’acoustique de la pièce est superbe.

Le palais Youssoupov appartient aujourd’hui à l’État russe. Des réceptions officielles s’y tiennent, il y a des concerts et l’on y tourne régulièrement des films d’époque. Cinq générations de Youssoupov ont vécu ici.

Suite à leur exil, les Youssoupov ont été dans l’obligation de vendre plusieurs de leurs biens pour survivre, dont des collections de bijoux et des tableaux de grands maîtres. Deux toiles de Rembrandt leur ayant appartenu sont aujourd’hui exposées dans un musée de Washington.

Nous poursuivons la visite. Nous traversons une salle dite « romaine », car elle est décorée de motifs de l’antiquité romaine. Puis, nous arrivons dans un petit théâtre privé, construit au XVIIIe siècle. Il est superbe.

À l’époque les serfs s’y produisaient pour leur seigneur. Après l’abolition du servage, on y invitait des artistes et des musiciens. Il compte 180 places et est encore en activité aujourd’hui, surtout les week-ends.

Petit théâtre du palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Petit théâtre du palais Yousssoupov, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photos ci-dessus : Le merveilleux petit théâtre du palais Youssoupov.

Et nous continuons : la salle à manger avec ses meubles en chêne sculpté provenant de Venise; un petit salon musical où avaient lieu des concerts pour les amis du prince; le salon français avec son mobilier français en bois de poirier; la bibliothèque du prince; la salle de billard avec ses vitraux de maître français; la salle mauresque, soulignant les origines tatares de la famille.

Finalement, nous croisons la chambre secrète du prince Félix, décorée de beaux vitraux, où on peut voir un escalier conduisant à la chambre de la princesse.

Nous terminons la visite à 17 h 45.

Une charmante hôtesse
Nous grimpons dans notre autocar à 18 heures. Nous prenons la direction de l’île Vassilevski où des familles saint-pétersbourgeoises nous attendent pour le souper.

L’île où nous allons est grande et n’est pas touristique. Les gens qui y vivent sont considérés comme des privilégiés de la société russe, la plupart occupant de bons emplois.

Notre groupe sera divisé en trois sous-groupes. Un sera accompagné par Svetlana, un autre par Elena, que nous ne connaissons pas, et le troisième, dont nous sommes, est accompagné de Macha.

Nous arrivons chez notre hôtesse qui se nomme Tatiana. L’entrée de l’immeuble où elle habite est quelque peu modeste, mais sommes toute bien tenue. Des travaux de rénovation sont en cours.

Son appartement est au dernier étage, le douzième. Elle occupe seule un trois-pièces. Elle est divorcée et elle n’a qu’une fille qui est mariée depuis un an et demi. Elle vit avec son époux en Israël. À l’évidence, Tatiana est affectée par cette séparation.

Au centre, notre hôtesse Tatiana, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Au centre, notre hôtesse Tatiana.

Elle nous a préparé un très bon repas de spécialités russes. Il y a plusieurs plats d’accompagnement sur la table, dont, entre autres, une tarte aux choux tout simplement délicieuse. Évidemment, elle nous sert une soupe et une excellente darne de saumon… le tout arrosé de vodka bien froide.

Magnifique table préparée par notre hôtesse d’un soir, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Magnifique table préparée par notre hôtesse d’un soir.

Macha nous sert d’interprète. Nous échangeons sur nos façons réciproques de vivre. Nous passons une très agréable soirée.

Pour l’occasion, chacun des couples avait apporté un petit présent pour notre hôtesse. Pour notre part, nous lui avons remis une broche en forme de feuille d’érable, l’emblème du Canada. Céline avait acheté ce bijou au château Frontenac à Québec.

Notre cadeau était accompagné d’une carte de remerciement dans laquelle nous avions écrit un petit mot en russe : «Спасибо за ужин и за приятньй вечер », ce qui signifie en français « Merci pour ce dîner et cette soirée agréable ».

En lui remettant notre carte, je lui ai lu l’inscription en russe, qui se prononce ainsi : « spasiba za oujyn i za priiatny viétchiér! » Nous croyons qu’elle a été touchée par la pensée.

Nous avons quitté à 21 h 30 et quinze minutes plus tard nous étions dans notre chambre d’hôtel… encore très excités de cette autre merveilleuse journée.

Méli-mélo
Notre guide Macha a offert aux membres du groupe qui le désirait, la possibilité d’assister à un concert ce vendredi soir, et ce, étant donné que c’était souper et soirée libres. Son offre a été des plus populaires.

Les nobles de Russie parlaient français. Leurs enfants avaient des gouvernantes françaises ou encore suisse. D’ailleurs, dans la biographie de Pouchkine écrite par Henri Troyat on peut lire ceci : « Cependant, loin des colères fulgurantes de l’Empereur, la haute société moscovite connaît une vie heureuse, où l’influence libertine du XVIIIe siècle français s’allie aux coutumes rustaudes et franches de la vieille Russie. Chaque maison notable héberge un précepteur français, émigré, à perruque poudrée et à fines manières. Il est malséant de ne pas avoir un français à demeure. »

La plus grosse perle du monde appartenait à la princesse Zinaïde Youssoupov. Aujourd’hui, elle est la propriété de l’actrice Élisabeth Taylor.

Pour nommer les habitants de Saint-Pétersbourg, on peut utiliser soit Pétersbourgeois ou Pétersbourgeoises, ou encore Saint-Pétersbourgeois ou Saint-Pétersbourgeoises.

À suivre
Une journée consacrée au fabuleux Musée de l’Ermitage!

Le Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie.

Photo ci-dessus : Le magnifique édifice de l’Ermitage.

Bibliographie
Atlas en fiches (Russie, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg, la Volga et les grandes villes russes), Éditions Atlas, 2008;

Cap sur la Russie : Moscou – l’Anneau d’Or – Saint-Pétersbourg, Martin Gostelow, JPM Publications, 2000, 79 pages;

Contes populaires russes, Éditions P2, Saint-Pétersbourg, 2000, 97 pages;

Encyclopédie libre Wikipédia, Moscou et une foule d’autres pages;

Guide Voir, Moscou, Éditions Libre Expression, 2007, 264 pages;

Guide Voir, Saint-Pétersbourg, Éditions Libre Expression, 2008, 264 pages;

Le russe avant de partir, Éditions Harrap’s, 2008, 112 pages et trois cédéroms;

Luxe et lumières de Catherine de Russie, La revue du Musée des beaux-arts de Montréal, 9 pages;

Les Romanov Tsars et Empereurs, Édition Abris, Saint-Pétersbourg, 2007, 18 pages;

Moscou, Édition d’art Amarante, Moscou, 2009, 136 pages;

Peterhof, Saint-Pétersbourg, 2007, 128 pages;

Pouchkine, Henri Troyat, Librairie Plon, 1953, 815 pages;

Russie, Catherine Zerdoun, Éditions du Chêne, 2008, 272 pages;

Russie, Belarus-Ukraine, Bibliothèque du voyageur Gallimard, 2007, 390 pages;

Saint-Pétersbourg et ses environs, Édition d’art P-2, Saint-Pétersbourg, 2007, 355 pages;

Saint-Pétersbourg, Édition de LODI, Paris, 2005, 177 pages;

Souzdal – Vladimir - Boglioubovo, Éditions d’Art « Ivan Feodorov », Saint-Pétersbourg, 2004, 33 pages.

Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. un rapport tres riche et tres emouvant vu la grandeure des sites visites
    grand merci pour l’auteur.
    j’aimerais bien avoir la visite du musee l’hermitage, executee par les meme auteurs Céline et Jacques Lanciault , s’il vous plait .

  2. Articles tellement intéressants, merci!

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