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Andy St-Gelais remporte la victoire à son premier match… en Australie

Texte de Jacques Lanciault

Andy St-Gelais (Photo Journal de Québec)Laval, le 3 octobre 2010 - Eh oui ! Andy St-Gelais, l’ex-lanceur vedette des Alouettes de Charlesbourg de la Ligue de baseball élite du Québec poursuit sa carrière de joueur de baseball… en Australie. Il porte actuellement les couleurs des Braves de Melville, une localité de l’ouest de l’Australie, sise près de la ville de Perth. On se souviendra que St-Gelais a brillé l’été dernier au sein de l’Inter County League, un circuit senior semi-professionnel de l’Ontario. Aujourd’hui, en Australie c’était l’ouverture de la saison de la nouvelle équipe de St-Gelais, et c’est lui qui a eu l’honneur de remporter la victoire pour les siens.

Il a travaillé durant quatre manches et un tiers ne cédant qu’un seul point, un point non mérité. Durant son quart de travail, il n’a permis aucun coup sûr, allouant trois buts sur balles et passant sept frappeurs adverses dans la mitaine. Son équipe l’a emporté au compte de 4-3 et c’est à sa fiche que la victoire a été créditée.

St-Gelais est en Australie depuis une dizaine de jours. Depuis, qu’il y a mis les pieds, il n’a pas vu de pluie. Il aime bien le climat, alors que dans le jour le mercure grimpe à 25 degrés Celsius avant de redescendre en flèche dès que le soleil décline.

Quant au calibre du circuit de baseball où il évolue, il est selon lui semblable à ce qu’il a vu au Québec. « Je dirais que le calibre de jeu est très proche de celui de la ligue de baseball senior élite du Québec, mais dans une ligue où l’environnement est beaucoup moins professionnel qu’au Québec », précise-t-il.

Un peu moins professionnel parce qu’à Melville ils n’ont pas de terrain dédié exclusivement au baseball. « Ils n’ont pas les mêmes stades que chez nous. Lors de nos séances d’entraînement, nous sommes quatre à cinq équipes qui s’entraînent en même temps. Le site est un grand carré sur lequel ont été aménagés trois terrains, deux petits et un grand. Les terrains ne sont pas clôturés. C’est nous, les joueurs, qui les montons et les démontons pour chacune de nos parties. Toutefois, nous ne les installons pas pour nos pratiques. Nous ne pouvons pas les laisser installer en permanence, car il a d'autres sports qui sont pratiqués sur ces terrains. »

Andy a toutefois eu de bons mots pour les bénévoles qui oeuvrent dans le giron de son équipe. « Ils travaillent vraiment fort sur le terrain pour que nous puissions évoluer dans les meilleures conditions possible ».

Et le lanceur a dû ajuster son processus de préparation en vue d’un match. Laissons-le nous expliquer pourquoi : « Avant nos matchs, nous ne pouvons pas nous entraîner sur le terrain, car d’autres équipes, des joueurs plus jeunes où des formations de classe différentes de la nôtre, y disputent des rencontres. Nous devons nous échauffer sur les lignes de côté ou dans la cage des frappeurs. Certaines équipes de la ligue ont la chance de compter sur des « bullpen » où leurs lanceurs peuvent se préparer, mais ce n’est malheureusement pas le cas de notre équipe. »

Mais, c’est un moindre mal, car sur des terrains de d’autres équipes du circuit… : « Nous devons lancer sur un monticule en plastique, car ils n'ont pas de monticule de terre ! »

Mais, peu importe, l’important pour Andy c’est de jouer au baseball dans un circuit où le calibre des joueurs lui permet de poursuivre sa carrière.

Notre photo : Andy St-Gelais, alors qu’il évoluait dans un collège américain.

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