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Juil/10
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Vivement Moscou!

Texte et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 1er d'une série de reportages sur une féerique odyssée en Russie au tout début de l’été 2010.

La bâtisse principale de l’aéroport Cheremetievo de Moscou, Russie.

Montréal, Paris et Moscou, jeudi et vendredi 17 et 18 juin 2010 — Moscou nous voici! Nous amorçons aujourd’hui notre formidable odyssée de 17 jours en Russie, le plus grand pays du monde. Notre périple nous mènera dans quelques-unes des plus belles villes du pays : Moscou, Serguiev Possad, Souzdal, Vladimir, Nijni-Novgorod, Kazan et finalement Saint-Pétersbourg. À la simple évocation de ces noms enchanteurs, notre imaginaire repart en voyage!

Mais, avant d’entreprendre cette si prometteuse expédition en terre russe, il nous faut tout d’abord traverser l’Atlantique d’ouest en est, et ce, après, évidemment, nous être pliés à tous les longs et de plus en plus pénibles contrôles de sécurité qui nous semblent hélas tellement exagérés.

Notre photo: La bâtisse principale de l’aéroport Cheremetievo de Moscou. En russe on écrit: Шереме́тьево.

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Céline, en attente d’embarquement à l’aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal,Québec, Canada.

Photo ci-dessus : Après notre enregistrement sur le vol Air France 345 à destination de Paris, le dépôt de nos valises et les multiples vérifications de sécurité, voilà Céline qui consigne déjà ses premières notes du voyage. Elle sera des plus assidue dans ce travail, et ce, durant toute la durée de notre périple.

La nuit précédant notre départ pour la Russie aura été particulièrement agitée. Comme de coutume les angoisses reliées aux départs pour voyage refont surface. Qu’avons-nous donc oublié d’inclure dans nos bagages? Nos valises excèderont-elles le poids permis? Nos vols partiront-ils à l’heure? Des maladies nous guettent-elles en Russie? Aurons-nous du plaisir avec le groupe? Etc.? Mais, dès que le réveil sonne, toutes ces inquiétudes nous ont déjà quittés! Oui, l’homme est une belle machine!

Ma petite sœur Martine vient nous chercher à 13 heures pour nous conduire à l’aéroport. Évidemment, dès qu’elle stationne son véhicule dans notre entrée, nous sommes fin prêts. Nous arrivons à Dorval à 13 h 30. Remerciements, baisers, souhaits de bon voyage… voilà l’aventure commence.

Les formalités d’enregistrement sont rapidement réglées. Nous avons les sièges 46 E et 48 E! Nous serons près l’un de l’autre, mais pas ensemble. C’est décevant. Nous avons bien tenté de faire modifier nos sièges lors de l’enregistrement, mais, semble-t-il, il n’y avait rien à faire.

Puis, nous nous engageons dans les dédales des vérifications de sécurité. C’est de pire en pire. Nous devons sortir les appareils photographiques de leur sac et même montrer à l’agent de sécurité nos minis sachets de dentifrice! Quant à Céline, elle a droit à une fouille complète de la tête au pied!

Nous atteignons finalement l’aire d’attente de notre porte d’embarquement. Près d’une heure plus tard, nos amis Noëlla, Johanne, Robert et Jean nous rejoignent.

L’embarquement se fait 30 minutes plus tard que prévu. Notre vol décolle à 17 h 50, nous devions partir à 17 h 10!

Le vol est sans histoire si ce n’est d’un bébé très agité tout près de nous. Chacun des sièges de l’appareil d’Air France offre une petite télévision personnelle! C’est pratique pour passer le temps, surtout que le choix d’émissions et de films est fort bien élaboré.

On nous sert le souper. Un bon repas. Chaque passager, même les enfants reçoivent un plateau qui inclus une bouteille de vin rouge et une petite bouteille de porto!

Plus tard, on nous servira un autre repas, un mini déjeuner, quelque 45 minutes avant l’atterrissage à Paris. Mais, étant donné que pour nous il est près de minuit, le petit déjeuner ne sera pas très populaire.

Paris
L’appareil se pose sur le tarmac de l’aéroport Charles-de-Gaulle de Paris à minuit 30, heure de Montréal. Dans la Ville lumière, il est 6 h 30 du matin. Le ciel est nuageux et le mercure indique déjà 16 degrés Celsius.

Nous devons changer de terminal pour notre vol vers Moscou. Nous mettrons tout près d’une heure pour nous y rendre! Attente de la navette, long trajet, puisque nous devons faire le tour complet de l’aéroport, et évidemment vérifications de sécurité.

Nous arrivons en salle d’attente, il est 7 h 35 heures de Paris.

Aire d’embarquement du terminal 2 de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, France.

Photo ci-dessus : L’aire d’attente à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris. Agréable et confortable.

Aire d’embarquement du terminal 2 de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, France.

Photo ci-dessus : Il y a même un charmant petit bistro!

Aire d’embarquement du terminal 2 de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, France.

Photo ci-dessus : Malgré l’heure tardive, Céline est en grande forme.

Aire de repos du terminal 2 de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, France.

Photo ci-dessus : Près de deux heures d’attente avant l’embarquement. Quelques un des voyageurs de notre groupe en profitent pour faire la sieste! Vous les reconnaissez?

Le décollage du vol AF 1944 à destination de Moscou est prévu pour 9 h 35. Céline et moi avons les sièges 28 E et 28 D, nous sommes ensemble, mais chacun de notre bord de la rangée!

Nous embarquons à 9 h 30, après qu’une employée ait vérifié nos visas russes! Nous décollons à 10 h 05, avec un autre petit 30 minutes de retard. À l’usage, nous constaterons qu’il s’agit maintenant de la norme.

À bord, on nous sert le dîner… du poisson et une salade très vinaigrée. Le commandant annonce qu’à Moscou le mercure indique 18 degrés Celsius.

Nous profitons du vol pour somnoler légèrement et pour compléter notre fiche d’immigration russe.

Et voilà, nous sommes à Moscou
Nous atterrissons à 15 h 20 heures de Moscou avec un gros cinq minutes de retard sur l’horaire prévu dans nos petits cahiers de « Voyages Lambert »!

Une trentaine de minutes sont requises pour franchir les douanes russes. L’attente est chaotique! La confusion règne quant à savoir vers quel guichet il faut nous diriger. C’est très mal organisé.

Je profite de mon passage devant le douanier russe pour prononcer mes premiers mots en russe, un zdrastvouïtié (bonjour) et un Spasiba (merci) bien sentis.

Aussitôt passée la zone de contrôles, un jeune homme récupère toutes les valises des membres du groupe pour les apporter à l’autocar. Pour nous c’est une première. Dans nos autres voyages, nous devions apporter nous-mêmes nos valises jusqu’à l’autocar. Compte tenu de la fatigue accumulée — pour nous il est près de 7 h 30 du matin —, cette petite attention est bien appréciée.

Un bagagiste s’occupe d’apporter nos valises au car, Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Un bagagiste s’occupe d’apporter nos valises au car. Tatiana, merci pour cette gentille attention.

Tatiana, celle qui sera notre guide locale à Moscou, Serguiev Possad et Souzdal, nous accueille dans l’allégresse. Surtout qu’elle retrouve en Roxanne Laberge, notre accompagnatrice de "Voyages Lambert", une amie de longue date.

Elle nous « guide » jusqu’à notre autocar. C’est nuageux. Elle nous explique qu’il pleut depuis plusieurs jours sur Moscou et que c’est la première journée où aucune averse n’est prévue. Elle ajoute que pour demain, les météorologues prévoient le retour du beau temps… pour longtemps! Nous espérons qu’ils disent vrai.

Puis soudain, nous pensons à nos amis qui sont de l’autre groupe Lambert, celui qui est parti il y a une semaine, le 10 juin, pour le même voyage que nous… Oh qu’ils ont dû souffrir!

La bâtisse principale de l’aéroport Cheremetievo de Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : La bâtisse principale de l’aéroport Cheremetievo de Moscou. En russe on écrirait : Шереме́тьево.

L’aéroport Cheremetievo a été construit en 1980 pour les Jeux olympiques. On prévoit depuis plusieurs années de le moderniser, mais, pour l’heure, il n’y a rien d’amorcer.

Il y a quatre aéroports à Moscou. Celui où nous avons débarqué est le plus près du centre-ville, soit à quelque 25 km seulement.

Nous montons dans le car à 16 h 30. Notre chauffeur, Youri, engage son car sur « la chaussée de Leningrad », une route qui relie Moscou à Saint-Pétersbourg sur 650 km. Heureusement que nous filons vers le centre-ville, car en sens inverse, la circulation est totalement congestionnée.

Tatiana nous explique que le vendredi un très grand nombre de Moscovites quittent la ville pour se rendre à leur datcha. Ce mot désigne en russe une habitation sise en campagne qui va d'une simple remise à outils à un cottage tout confort en passant par la bicoque plus ou moins bien aménagée. Rapidement, les voitures s’accumulent, et ce, même si le boulevard urbain compte cinq voies dans chaque sens. Et notre guide d’ajouter que la congestion dure du vendredi midi au samedi matin… et qu’elle reprend en sens inverse du dimanche midi au lundi soir.

D’ailleurs, quant à la circulation automobile à Moscou on peu lire ceci sur Internet : « Quand la nuit tombe sur Moscou, la circulation dans le centre-ville ressemble à une véritable jungle. Dans un concert de klaxons assourdissants, les gaz d’échappement rendent l’air irrespirable et noircissent les façades. De son bureau au cœur de ce tintamarre, il ne faut pas moins de trois heures à Annatoli Kossakow pour se rendre jusqu’à son domicile situé à la périphérie de la ville. Cet avocat s’engouffre avec sa voiture dans une petite ruelle, histoire d’avancer un peu. “À quoi ça sert d’acheter une voiture puissante?”, tonne-t-il. “Dans Moscou aujourd’hui, un handicapé se déplace bien plus vite à bord de son fauteuil roulant.” » (Extrait du site Internet cafebabel.com)

Notre guide nous mentionne qu’il y a quatre millions de voitures immatriculées à Moscou… plus celles qui roulent dans la ville mais qui sont immatriculées ailleurs!

Moscou est la plus grande ville d’Europe. Elle compte trois routes périphériques, dont une qui délimite la ville, cette route s’étend sur 109 km!

Le tout dernier film de la saga Twilight est aussi à l’affiche à Moscou… mais en russe. Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Une grande ville moderne… offrant les mêmes films que chez nous… mais en russe!

C’est une ville énorme qui n’est pas de tout repos pour y vivre, entre autres en raison de la circulation quotidienne et du nombre de ses habitants.

Officiellement, il y a un peu moins de 15 millions d’habitants dans la grande région de Moscou… mais, compte tenu du grand nombre de personnes non enregistrées, on estime officieusement la population à 20 millions d’habitants.

Tatiana elle vit au centre-ville. À titre d’exemple de la lourdeur de la circulation, elle nous avoue qu’elle a dû partir à 11 heures ce matin pour venir nous accueillir à l’aéroport… à 15 h 30.

Mais, il peut aussi être très agréable de vivre à Moscou, « une ville où l’on retrouve 96 parcs et 18 jardins, dont 4 jardins botaniques. Au total, les espaces verts représentent 450 km, sans compter plus de 100 km de forêt. Si on la compare aux villes de même taille d'Europe de l’Ouest ou d'Amérique, Moscou est une ville relativement riche en verdure. » (Extrait de la page « Moscou » de l’encyclopédie en ligne Wikipédia.)

Il y a huit gares ferroviaires à Moscou : la gare de Kazan qui dessert l’Oural, la Sibérie et la Russie d’Extrême-Orient, celle de Leningrad qui assure la liaison avec Saint-Pétersbourg et la Finlande, la gare de Kiev dont les trains sont en partance pour Prague, Budapest et Kiev, la gare Rizhsky qui relie l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie à Moscou, la gare de Kourski, qui mène les voyageurs en Ukraine, celle de Pavelets qui relie Moscou à la Russie méridionale et finalement la gare de Yaroslavl dont les trains sillonnent l’Anneau d’or. Le premier chemin de fer qui y a été construit fut le Transsibérien.

Moscou toutefois, n’est pas une ville homogène quant à son architecture. Il y a beaucoup de bâtiments construits à l’époque et sur ordre de Staline… dans le plus pur style stalinien! Il y a aussi beaucoup d’édifices-musées dont l’histoire remonte à des siècles et des siècles, mais qui sont tout neufs, ayant été reconstruits à l’image identique de ce qu’ils étaient dans le passé. Finalement, il y a plusieurs gratte-ciel ultras modernes.

En cours de route, Tatiana nous mentionne que nous traversons la petite ville de Khimki, une ville industrielle sise aux limites de Moscou. Un peu moins de 200 000 habitants vivent ici. Après la Deuxième Guerre mondiale, Khimki est devenu un centre de recherches et de production militaro-industriel de l'ex-URSS.

Puis, nous apercevons le stade Dynamo, construit en 1928 et qui a été utilisé pour le tournoi de football des Jeux olympiques d’été de 1980.

Nous arrivons à l’hôtel à 17 h 10. Curieusement, celui-ci est un… Holiday Inn! Il est situé tout juste face à la station Sokolniki, une station de la ligne Sokolnitcheskaïa du métro de Moscou qui mène directement à la Place Rouge.

Notre hôtel est au cœur d’un carrefour de transport en commun important : il y a le métro, les tramways et les trolleys bus!

Les trolley bus de Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Les trolleys bus de Moscou.

Le tramway moscovite, Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Le tramway moscovite.

C’est un hôtel « 4 étoiles »! Notre chambre est située au 21e étage… sur 25. C’est un immeuble moderne, bien entretenu. Notre balcon nous offre une vue sur la ville!

Notre chambre au Holiday Inn Sokolniki, Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Notre chambre au Holiday Inn Sokolniki à Moscou.

Un édifice ultra-moderne situé directement face à notre hôtel, Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Un édifice ultra-moderne situé directement face à notre hôtel, tout à côté du métro.

Après un souper pris à l’hôtel, nous remontons enfin nous coucher à 21 heures. Dehors, il fait encore jour!

Demain, nous amorcerons nos visites à 9 heures et le programme est très chargé.

On passe sous silence
Notre premier repas en terre russe est pris à l’hôtel. C’est un repas style buffet. La salle à manger est immense et elle accueille de nombreux groupes de touristes. Le repas est moyen, mais Voyages Lambert nous offre un verre de vin.

On ne peut changer nos dollars américains ou nos euros en roubles, car la banque de l’hôtel est fermée depuis 17 heures, et ce, jusqu’à lundi matin! Il faudra tenter de trouver un guichet automatique dès demain.

Quelques mots de russe
Lorsque l’on visite un nouveau pays, il est des plus intéressants de pouvoir échanger avec ses habitants. Mais avouons-le, bien peu de Québécois parlent le russe. Surtout que cette langue utilise l’alphabet cyrillique à l’écrit.

Mais apprendre à prononcer quelques mots en russe apporte, du moins dans notre cas, une immense fierté. Et cette fierté n’aura d’égale que le plaisir éprouvé à voir les visages russes s’illuminer quand nous nous adressons à eux dans leur langue.

Et voici six mots en russe qui sont fort utiles :

Oui : Da

Non : Niét

Bonjour : Zdrastvouïtié

Merci : Spasiba

S’il-vous-plaît (lorsque l’on demande quelque chose) : Pajalousta

Je vous en prie (lorsqu’on nous dit merci) : Pajalousta

P.-S. Pour des besoins évidents, la prononciation des mots est écrite dans notre alphabet. Dans la prononciation en russe, lorsqu'une lettre est en caractère gras, c'est sur elle qu'il faut placer l'intonation.

À suivre
Une première balade au coeur de Moscou... sur la place Rouge!

Une des tours de la muraille du Kremlin avec en arrière-plan les dômes dorés de quelques églises, Moscou, Russie.

Photo ci-dessus : Une des 18 tours de défense que l’on retrouve sur la muraille du Kremlin… avec en arrière-plan les dômes dorés de quelques églises qui du début à la fin de notre voyage ne cesseront jamais de nous impressionner.

Bibliographie
Guide Voir, Moscou, Éditions Libre Expression, 2007, 264 pages;

Moscou, Édition d’art Amarante, Moscou, 2009, 136 pages;

Le russe avant de partir, Éditions Harrap’s, 2008, 112 pages et trois cédéroms;

Russie, Catherine Zerdoun, Éditions du Chêne, 2008, 272 pages;

Encyclopédie en ligne Wikipédia, Moscou et une foule d’autres pages.

Commentaires (3) Trackbacks (0)
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