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Pierre Arsenault le survivant

Revue de presse

Ian Bussière, Le Soleil, le 20 mars 2010

Pierre Arsenault (Jupiter) Coordonnateur de l'enclos des releveurs chez les Marlins de la Floride après avoir fait le même boulot avec les Expos de Montréal, le Québécois Pierre Arsenault a survécu à plusieurs changements de propriétaires et d'entraîneurs dans ces deux organisations et il poursuit toujours son rêve dans le baseball majeur depuis 23 ans.

Photo ci-dessus : Dans le baseball majeur depuis 23 ans, Pierre Arsenault est coordonnateur de l'enclos des releveurs chez les Marlins de la Floride. (Collaboration spéciale, Ian Bussières)

«Il y a peu de stabilité dans ce métier, car, souvent, un nouvel entraîneur voudra installer son monde dans l'équipe. J'ai parfois dû accepter un rôle moins important lors d'un changement d'entraîneur, mais j'ai toujours fini par reprendre mon poste. C'est dur quand tu te fais tasser, mais ça fait partie de la business», expliquait Arsenault, hier, avant le match présaison des Marlins contre les Cardinals de St. Louis au Stade Roger Dean de Jupiter, en Floride.

«Il y en a qui sont surtout associés à un entraîneur, alors que moi, je me définis davantage comme un gars d'organisation. C'est probablement ce qui, avec le travail acharné, m'a aidé à durer», poursuit-il, avouant que son passage des Expos aux Marlins en 2002 avait été une décision difficile.

«Ça faisait 15 ans que j'étais à Montréal, mais il était question de contraction chez les Expos, et les Marlins sont les seuls à m'avoir fait signe», explique celui qui passe dorénavant ses étés en Floride et ses hivers à sa résidence de Pierrefonds. «Je suis le cont¬raire d'un snowbird!» déclare-t-il en riant.

Arsenault a pu se consoler rapidement quand les Marlins ont fait de lui le premier Québécois à obtenir une bague de la Série mondiale en remportant le championnat en 2003. Un bijou qu'il ne porte pas, mais qu'il conserve plutôt précieusement dans un coffre-fort au Québec.

«Une bague de championnat, c'est le rêve de n'importe quel coach ou athlète, et j'ai eu la chance de l'avoir à ma première année avec les Marlins. J'avais cru que ça aurait pu arriver en 1994 avec les Expos, mais on connaît la suite de l'histoire», souligne-t-il au sujet de la saison écourtée par la grève des joueurs.

Cliniques de baseball
Malgré le départ des Expos, celui qui donne encore des cliniques de baseball au Québec durant l'hiver estime que son sport est en santé dans la Belle Province. «Baseball Québec a fait du bon travail pour garder le programme vivant. Aujourd'hui, il y a encore beaucoup de jeunes de Montréal qui s'abonnent et veulent faire du baseball durant l'hiver. À cause des Capitales, des Alouettes et des Diamants, l'intérêt pour le baseball est aussi très fort à Québec», poursuit celui qui a été très surpris d'apprendre le départ de Michel Laplante comme gérant des Caps.

«Je suis surpris qu'il quitte son poste d'entraîneur, mais, au moins, il reste associé aux Capitales. Tant mieux si ça peut lui permettre de se rapprocher de sa famille et de con-sacrer du temps à son entreprise. J'ai eu la chance de le connaître quand il a participé au camp des Expos et c'est un gars sharp et intelligent. Un chic type!»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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