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Mar/09
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Joe West : quel homme généreux!

Un arbitre québécois à la « Classique mondiale de baseball »

Texte de Stéphane Dupont

Stéphane Dupont Orlando, Floride, 8 mars 2009 - Cette journée du jeudi 5 mars 2009 restera gravée à jamais dans ma mémoire et surtout dans mon cœur d’arbitre de baseball. Non seulement j’ai officié un match préparatoire à la Classique mondiale de baseball mettant aux prises la formation du Venezuela et celle des Braves d’Atlanta, et ce, en présence de mes parents, mais en plus j’ai eu la grande surprise, tout comme mon collègue canadien Corrie Davis, de recevoir un magnifique cadeau d’un des arbitres des ligues majeures avec qui nous oeuvrons, monsieur Joe West.

Notre journée a commencé alors que monsieur Rich Rieker, notre superviseur pour ce troisième match consécutif de la ligue des pamplemousses où nous travaillons, a joué avec nous les guides de voyage lors de notre arrivée au fabuleux complexe Wide World of Sports de Disney. Nous avons droit à un magnifique tour guidé complet du complexe, celui-là même où les Braves d’Atlanta disputent leurs matchs locaux de la ligue des pamplemousses.

La visite terminée, nous sommes sur le point de nous rendre à notre vestiaire d’arbitres, mais notre ami Rich étant en conversation téléphonique, nous attendons qu’il termine son appel avant de prendre congé de lui. Sa conversation semble d’ailleurs confidentielle, car c’est évident qu’il ne souhaite pas que nous entendions ce qu’il dit. Il ne nous faudra cependant pas beaucoup de temps pour comprendre la situation.

En effet, monsieur Joe West nous attendait dans le stationnement attenant à l’édifice des vestiaires avec une jolie surprise. Un plastron d’arbitre portant son nom qu’il nous offrait généreusement en cadeau wow! Quel moment émouvant! D’autant plus que le simple fait pour nous de travailler avec cette légende du baseball avait été en soi un grand honneur.

Encore tout remués par ce que nous venions de vivre, nous nous sommes finalement rendus à notre vestiaire, là où nous attendait Hunter Wendelstedt, avec qui nous avons travaillé lors de notre tout premier match, ici en Floride.

Puis, tout juste avant de faire notre entrée sur le terrain nous avons croisé monsieur West qui discutait gentiment avec des gens présents, incluant un célèbre personnage de dessins animés « Goofy ». Monsieur West a encore une fois fait preuve de grande générosité à notre égard. Il a demandé au photographe officiel des Braves d’Atlanta de nous immortalisé sur pellicule, nous ses « Canadians Buddies », au marbre. Ce qui fut fait… et au terme de la rencontre, à notre retour au vestiaire, sur la table centrale on nous avait laissé un cédérom des photos prises! Vraiment un homme de grande classe ce Joe West!

Côté match, nous avons éprouvé une petite déception lorsque nous avons constaté que le gérant des Braves ne participait pas à la rencontre d’avant-match avec les officiels, mais qu’il déléguait plutôt un adjoint. Cependant, pour l’équipe du Venezuela, c’est Andrés Galarraga qui représentait les siens. Nous avons eu le plaisir de lui serrer la main.

Nous avons eu droit à un match serré jusqu’en septième manche, là où les Braves ont explosé pour cinq points pour finalement l’emporter 8-4. Encore une fois, il y avait beaucoup d’ambiance grâce au rythme des percussions orchestrées par les fans de l’équipe vénézuélienne. Rythme allant en crescendo dans les moments cruciaux de la rencontre! Plusieurs joueurs de baseball exceptionnels étaient de la rencontre, ne nommons que les Garret Anderson, Francisco Rodriguez, Derek Lowe, Miguel Cabrera, Victor Zambrano, etc.

Puis, juste avant de quitter ce merveilleux stade, je suis allé rejoindre mes parents, eux qui ont assisté aux trois rencontres pré-saison où j’ai travaillé. Évidemment, leur présence m’a fait chaud au cœur. Je leur suis grandement reconnaissant d’avoir fait le voyage pour l’occasion. Mon père a dû particulièrement apprécier le spectacle, lui qui a déjà joué du très bon baseball au sein de la ligue de baseball Montréal junior, il y a de cela plusieurs années. D’ainsi retrouver son fils au milieu de ses légendes du baseball professionnel, l’a définitivement intéressé.

Voilà. La prochaine chronique vous parviendra de San Juan à Porto Rico où je vais travailler dans les matchs 1, 2, 4 et 5.

Malheureusement, vous ne pourrez lire sur mon expérience qu’au terme de cette première ronde de la Classique en sol portoricain. On m’a vivement recommandé de patienter jusqu’à la fin des quatre matchs pour publier mes commentaires, et ce, pour éviter tout conflit potentiel. Je vous reviens donc aux environs de la mi-mars.

À bientôt!

Stéphane Dupont

Collaborateur au texte : Jacques Lanciault

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