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Loi dangereuse pour le journalisme au Portugal

Texte de Jacques Lanciault

Le drapeau du Portugal. Le 28 septembre 2007 - Selon la lettre de nouvelles publiée hebdomadairement par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) : « La Fédération européenne des journalistes dénonce une loi adoptée en deuxième lecture par le Parlement portugais qui menace la protection des sources confidentielles des journalistes. La nouvelle loi maintient aussi la possibilité pour les médias d’utiliser comme ils le veulent, sur les supports de leur choix, et pendant 30 jours, le travail des journalistes salariés, sans rémunération additionnelle. La loi permet également aux médias de modifier les reportages sans le consentement des journalistes. La FEJ y voit une menace à l’intégrité du journalisme. »

Assez curieux cette mise en garde de la FPJQ alors qu’à la mi-août le président portugais avait opposé son veto au nouveau statut des journalistes. Est-ce que le Parlement portugais passe outre au veto de son président? Voir le texte ci-dessous publié le 14 août dernier par La Tribune des Droits Humains de Genève.

Notre photo, le drapeau du Portugal qui apparaît avec la république en 1911.

Pour agrandir la photo, il suffit de cliquer sur celle-ci.

Revue de presse :

Portugal : veto à une loi menaçant les droits des journalistes

La Tribune des Droits Humains, Genève, le 14 août 07

Fédération internationale des journalistes - La Fédération internationale des journalistes et son groupe régional, la Fédération européenne des journalistes (FEJ) a salué aujourd’hui la récente décision du président portugais d’opposer son veto au nouveau statut des journalistes, qui menaçait les droits des journalistes à protéger leurs sources et sapait leurs droits d’auteur.

« Nous saluons la réaction du président vis-à-vis de ce statut, elle va protéger la liberté et la qualité de la presse au Portugal », a déclaré le président de la FEJ Arne König. « A présent, nous appelons le parlement portugais à réviser le statut des journalistes conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a mis en exergue la notion que le droit des journalistes à protéger leurs sources était la « pierre angulaire de la liberté de la presse ».

Le syndicat des journalistes portugais, avec l’appui de la FEJ, avait appelé le président portugais à ne pas promulguer le nouveau statut, adopté par le parlement portugais le 21 juin dernier.

La loi stipulait que lorsque les juges enquêtent sur des crimes tels que la menace à la sécurité de l’État ou sur le crime organisé, ils peuvent ordonner aux journalistes de révéler leurs sources confidentielles, principalement au motif qu’il serait difficile d’obtenir de l’information par d’autres moyens. Le président du Portugal a reconnu que cette disposition était en contradiction avec les dispositions du Code de procédure pénale sur le secret professionnel et que cela entraînait une insécurité juridique dans un domaine qu’il a lui-même qualifié de « particulièrement délicate pour l’activité du journaliste ».

La FEJ appelle également le parlement portugais à retirer une disposition autorisant les employeurs à utiliser le travail de leurs journalistes permanents comme ils le souhaitent à au sein des publications d’un groupe durant une période de 30 jours après la date de première publication et sans rémunération supplémentaire.

Le Syndicat des journalistes portugais vient d’entamer une action de protestation contre le groupe de médias portugais Controlinvest qui, sans même attendre l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, a annoncé la publication à partir de septembre d’un journal gratuit confectionné à partir des œuvres des journalistes du groupe et a demandé aux journalistes des journaux les plus importants du groupe de céder leurs droits.

« Cette affaire montre comment les dispositions adoptées en juin empêcheraient la rémunération équitable des journalistes pour la réutilisation de leurs œuvres et affaiblirait le droits fondamental des journalistes à décider où leurs œuvres doivent être réutilisées », a conclu Arne König.

La loi sur la presse sera à nouveau examinée par le Parlement en septembre.

Bruxelles, 13 août 2007

Note

Voici la description que fait l'encyclopédie en ligne Wikipédia du drapeau portugais :

"La symbolique reprend le vert foncé de l'espoir, le rouge du sang versé pour la patrie et la sphère armillaire qui représente le globe terrestre (symbole de l'histoire d'exploration maritime des grands découvreurs portugais). On y trouve également les armes de l'État — les sept châteaux ou citadelles de l'expansion territoriale, reprises sous le règne d'Alfonso Henriques au XIIe siècle, dont celle de Lisbonne. Les cinq écus bleus sur l'écu blanc sont ceux de sa victoire sur les cinq rois Maures lors de la bataille d'Ourique en 1139 où il est proclamé roi. Les cinq monnaies byzantines disposées en croix (des points ou bssants) reprennent la disposition des cinq plaies du martyr du Christ, au nom duquel Alfonso Henriques défit ses ennemis."

Remplis sous: Nouvelles, Portugal Mots clés:
Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. salut,J’ai aimé votre pagine, bonne écriture maintenir le bon travail!
    au revoir
    désolé mon pauvres français

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