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Jan/07
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En route pour Zaragoza : une longue matinée en car!

Texte et photos Jacques Lanciault

Ce texte constitue le 26e d'une série de reportages sur un magnifique voyage en Espagne effectué en septembre 2005

Nous laissons la Castille place à l’Aragon et à ses paysages de carte postale.

Départ de Madrid tôt ce matin. Notre destination d’aujourd’hui, Zaragoza, Saragosse en français, une ville située à plus de 300 kilomètres de la capitale Madrid, donc une longue route nous attend. Constantin, toujours au volant de notre car de luxe prend la direction de l’est, vers l’Aragón, une terre de grand espace. Évidemment, sur un tel trajet, nous traversons une foule de petits villages, qui nous présentent tous, l’un après l’autre, leurs attraits particuliers.

Notre photo – Nous laissons la Castille pour prendre la route de l’ Aragón, le paysage en est un de carte postale.

N. B. - Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Voilà des membres de notre groupe grimpent dans notre superbe car en Espagne.

À 85 km de Madrid, c’est le village de Brihuega que nous croisons. On y aperçoit un vieux château, comme il en existe tant en Castille.

Un peu passé ce village, nous nous retrouvons à 1,000 mètres d’altitude. Nous roulons sur de hauts plateaux rocailleux, puis, un peu plus loin, voilà que la verdure réapparaît.

Nous passons par Sigüenza, sans nous y arrêter, et ce, même si cette ville de 5,000 habitants est dotée d’une grosse cathédrale... Serait-ce que la fin du voyage approche?

Les paysages sont magnifiques et surtout tous différents : des plateaux jaune, brun, vert, de la terre argileuse rouge, de grosses pierres, des parois blanches. Selon notre guide-accompagnateur, Patrick Daubert, c’est le « Far West » espagnol.

On aperçoit une ville juchée tout en haut d’une colline. C’est Medinaceli, une cité, qui comme Zaragoza, date de 25 siècles. C’est une petite ville où 300 âmes y vivent, mais l’une d’elles est la duchesse de Medinaceli, l’actuelle propriétaire de la maison Pilate que nous avons visitée à Séville.

À Medinaceli, les hivers sont très froids, peut-être les plus froids de toute l’Espagne. Ce n’est certes pas étranger au nom que les Arabes ont donné à cette cité : Medinaceli, « ville près du Ciel ».

En poursuivant notre route, nous croisons une affiche annonçant « MonReal de Ariza ». Un autre petit village de 300 habitants, pas tout à fait comme notre grande ville de Montréal.

Après deux heures de grande route et une pause de quelque trente minutes, nous repartons. Mais cette fois, le car s’enfile sur une petite route de campagne.

Nous traversons la ville d’Alhama Aragón. Des vestiges de la présence arabe d’il y a six siècles sont toujours bien en vue.

Il y a des vergers et beaucoup d’amandiers dans la région.

Nous croisons ensuite la ville d’Atéca. Le clocher de l’église est un ancien minaret et une tour de l’horloge est mauresque.

Puis, nous traversons Terrer où il y a une église de style mudéjar, un monument un peu penché, restauré il y a deux ans. Dans la montagne, il y a des maisons à l’intérieur des rochers.

Nous nous arrêtons à Calatayud. La ville compte cinq églises qui sont toutes des monuments historiques. Un petit arrêt d’une quinzaine de minutes pour voir deux de ces églises de près.

Une des portes de la ville de Calatayud, Espagne.

Pour entrer dans la petite ville de Calatayud, nous avons franchi cette porte.

Clocher d’une église de Calatayud, Espagne.

Le clocher d’une des églises de la ville.

Nous sommes dimanche et c’est l’heure de la messe. Les gens sont peu accueillants, car il est rare que des touristes s’arrêtent ici. On est à 92 kilomètres de Zaragoza et à 235 km de Madrid.

Devant d’une église de Calatayud, Espagne.

Le mur du devant de cette église comporte un grand nombre de sculptures. Il a certes demandé beaucoup d’années de travail aux artistes.

De retour dans le car qui reprend la route après cette courte visite. Nous grimpons sur le plateau de Muela, où il y a un parc d’éoliennes à l’infini. Un coin très venteux. C’est la région natale du peintre Francisco Goya. Nous ne sommes plus qu’à 23 kilomètres de Zaragoza, une ville située entre les deux villes les plus peuplées d’Espagne, Madrid et Barcelone.

Champ d’éoliennes à perte de vue à Muela, Espagne.

Zaragoza est la ville qui a le plus souffert de la guerre napoléonienne. Il y avait à l’époque 100,000 habitants, 46,000 ont été tués! Aujourd’hui, la ville compte quelque 650, 000 habitants.

Nous arrivons à destination à 13 h 40. Nous croisons une très belle gare ferroviaire en construction. C’est pour le TGV qui se rendra bientôt à Barcelone. Il fait 19 degrés Celsius, ce n’est pas chaud.

Nous logeons à l’hôtel Reino de Aragón. Notre chambre n’est pas prête, mais ce n’est pas grave, il est temps d’aller dîner. Au terme d’une longue marche, nous dénichons un excellent restaurant italien, « Toscana », où on nous sert un repas de roi : un spaghetti putanesca pour moi, une pizza pour Céline, une bouteille de vin, un dessert et un café. Ouf! La promenade dans le vieux quartier sera difficile…

Céline et Jacques au restaurant Toscana à Zaragoza, Espagne.

À suivre…

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Commentaires (2) Trackbacks (0)
  1. Bonjour, j aurai voulu mettre un commentaire mais je ne peux l envoyer. Merci pour ces photos et commentaires qui m aident beaucoup pour mes albums
    Merci

  2. enfin cela a marché !!

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