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Déc/06
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L’éloge de la démesure : l’Escurial!

Texte et photos Jacques Lanciault

Ce texte constitue le 22e d’une série de reportages sur un magnifique voyage en Espagne effectué en septembre 2005

 Vue de la bibliothèque de l’Escurial et de sa merveilleuse voûte. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Au terme d’un très agréable et fort succulent repas savouré sur une terrasse ensoleillée d’Avila, nous rejoignons notre groupe au point de rendez-vous et reprenons le car un peu après 14 h à destination de l’Escurial, le plus grand palais d’Espagne, un complexe immense construit entre 1553 et 1584 sous le règne de Philippe II pour commémorer la victoire de l'armée espagnole à Saint-Quentin sur les troupes du roi de France et surtout pour servir de lieu de sépulture à ses parents, l'empereur Charles Quint et Isabelle du Portugal, ainsi qu'à lui-même et à ses successeurs.

Notre photo – Vue de la bibliothèque de l’Escurial et de sa superbe voûte.

N. B. — Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer sur celles-ci.

Entrée du monastère de l’Escurial. San Lorenzo del Escurial, Espagne.

Le monastère de l’Escurial tient son nom de la ville où il est situé, soit San Lorenzo del Escorial, une petite cité sise à moins de 50 kilomètres de la capitale Madrid. Cette forteresse est un véritable éloge à la démesure. Jugez-en par vous-même : panthéon, caveaux royaux, palais, monastère, église, musée, bibliothèque, collège privé. Une petite ville intérieure où on retrouve 1,200 portes et quelque 2,600 fenêtres.

Accompagnés de notre guide local, Donato, nous mettrons près de trois heures à visiter, malgré tout très rapidement, église, monastère, panthéon, caveaux, palais, bibliothèque et jardins, en fait tous les éléments d'un grand casse-tête réunis entre eux par de superbes patios et des couloirs qui n’en finissent plus de finir.

Aujourd’hui, l’ensemble architectural majestueux est utilisé surtout comme palais d’été pour la monarchie, comme monastère, comme musée, comme collège privé et comme lieu de visite pour une foule de touristes. Cependant, quelque 45 moines y vivent encore.

La basilique est recouverte d’une coupole haute de 92 mètres! À l’intérieur, sous une voûte décorée de peintures de Lucas Jordan, on retrouve pas moins de 44 chapelles. À l’extérieur, des statues de Salomon et de David encadrent l'entrée de l'église.

 Statues de Salomon et de David à l’entrée de l’église de la Basilique de l’Escurial. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Tout près de la basilique, notre guide nous mène à une chambre dont les meubles sont d’origine. C’est la chambre du roi Philippe II. Le lit qui s’y trouve est celui dans lequel est décédé le roi. Dans cette chambre une des fenêtres donne sur l’autel principal de l’église, ce qui permettait au roi de suivre la messe depuis son lit. Les autres fenêtres donnent quant à elles sur un magnifique jardin sculpté de façon géométrique.

Jardin de l’Escurial. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

À peine à une centaine de mètres de l’autel principal de la basilique se trouve le panthéon des Rois : les caveaux royaux. Douze Rois des maisons d’Autriche et de Bourbon et les mères d’enfants couronnés y sont présents dans leurs tombeaux. Les murs sont de marbre de Tolède.

Le Panthéon de l’Escurial. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Dans le panthéon des Rois on peut voir la tombe de Jean III, le père de l’actuel roi d’Espagne Juan Carlos 1er, une exception, car il est le seul à n’avoir jamais régné.

Un peu plus loin, dans d’autres pièces on retrouve 36 autres tombeaux de membres de la famille royale, ou des gens plus ou moins éloignés de celle-ci.

Autre caveau de l’Escurial. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Dans le palais qui a été occupé par la dynastie autrichienne, on peut admirer une immense fresque dans la salle des batailles. Celle-ci est constituée d’un tableau de 55 mètres de longueur. Quatre peintres ont mis onze ans pour décorer cette salle.

Bref aperçu de l’immense fresque de la salle des batailles. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Bref aperçu de l’immense fresque de la salle des batailles. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Bref aperçu de l’immense fresque de la salle des batailles. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Bref aperçu de l’immense fresque de la salle des batailles. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Dans les salles capitulaires, c’est-à-dire celles où les religieux tenaient leurs assemblées, on retrouve des œuvres du Greco (comme la toile ci-dessous), de Ribera, de Titien, de Velasquez et d’El Bosco.

Un des tableaux du Greco exposé à l’Escurial. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Le site est également doté d’une majestueuse bibliothèque où sont conservés plus de 40,000 volumes et manuscrits, dont plusieurs de grande valeur et datant d’aussi loin que du IXe siècle. La bibliothèque est tout en longueur (54 mètres de long, par 9 mètres de large et par 10 mètres de haut). Le sol y est de marbre, les bibliothèques de bois nobles sculptés avec art et le plafond orné des fresques illustrant les arts libéraux : la philosophie, la rhétorique, la dialectique, la musique, la grammaire, l’arithmétique, la géométrie et l’astrologie.

La partie de la voûte de la bibliothèque de l’Escurial consacrée la philosophie. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Un globe terrestre d’époque à l’intérieur de la bibliothèque de l’Escurial. San Lorenzo del Escorial, Espagne.

Notre visite se termine vers 18 heures. Pour le retour, le car utilise un tunnel qui passe sous une imposante montagne. C’est ahurissant!

Après une petite heure de route, nous arrivons à notre hôtel à Ségovie, le Parador de Ségovie. Un hôtel perché sur la montagne avec une vue époustouflante sur les aqueducs, la cathédrale et l’Alcazar que nous visiterons demain. C’est un excellent hôtel où notre chambre est dotée d’un balcon donnant vu sur la ville.

Après une longue journée de visite, Céline se repose dans sa chambre au Parador de Ségovie en Espagne.

À suivre… demain visite de Ségovie et retour à Madrid pour trois jours.

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Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Je découvre aujourd’hui votre article mais je le trouve très bien, une invitation à la visite. Merci

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