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Oct/06
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La Costa del Sol, la Méditerranée : le soleil et la mer version espagnole!

Texte et photos Jacques Lanciault

Ce texte constitue le neuvième d’une série de reportages sur un magnifique voyage en Espagne effectué en septembre 2005

Statue de Sainte Paule, patronne de Málaga - Cathédrale de l’Incarnation de Málaga, Espagne.

Encore ce matin nous devons plier bagage. Une autre fois! Déjà, nous avons laissé derrière nous les cités merveilleuses de Madrid, Tolède et Cordoue, voilà qu’aujourd’hui celle de Grenade s’ajoute à une liste qui ne cesse de s’allonger. En aucun temps avant le début de ce voyage, nous n’avions imaginé pouvoir tomber en amour avec des villes au point d’en éprouver une grande tristesse à reprendre notre route pour ailleurs. C’est indéniablement une difficulté que nous n’avions pas prévue, ni Céline, ni moi.

Donc, le car reprend la route. Il est 8 h 30 et le soleil n’est pas encore levé. Il faut dire que dans ce coin d’Espagne on vit deux heures en avance sur l’heure solaire. Le ciel est parsemé de quelques nuages, il fait 21 degrés Celsius. On file plein sud vers les paradis de la Costa del Sol et la mer Méditerranée. Trois arrêts importants sont prévus avant que le soleil ne décline : Málaga et sa superbe cathédrale inachevée, Marbella, sa plage sur la Méditerranée et les sculptures de Dali en plein air et finalement Ronda et son profond ravin.

Sur la photo ci-dessus, une statue de Sainte Paule bien en vue sur un des murs de la Cathédrale de l’Incarnation de Málaga.

N. B. — Pour agrandir les photos, il faut cliquer sur celles-ci.

Un dernier regard sur Grenade
À la sortie de Grenade, sur la route de Motril, nous empruntons un col nommé Suspiro del moro, « le soupir du Maure ». C’est un col permettant de traverser la Sierra Nevada, de Grenade en direction de la Méditerranée. C’est par là, nous dit la légende, que le dernier roi de la dynastie des Nasrides, Boabdil, a quitté Grenade, à cheval, en 1492, après avoir été chassé par les « Rois Catholiques », Isabel de Castille et Ferdinand d’Aragon. Un départ qui sonnait le glas de huit siècles de présence musulmane en Espagne. Tout au sommet du col, on raconte que Boabdil a pleuré de mélancolie lorsqu’il a jeté un dernier regard sur sa ville, distante de quelques kilomètres, mais entre des mains infidèles. Sa mère, Aïcha, lui aurait alors dit : « Pleure à présent comme une femme ce que tu n'as pas su défendre comme un homme ».

Des éoliennes, sur la Sierra Nevada près de Grenade, dans la fumée alors qu’un incendie de forêt fait rage.

Au moment où l’on traverse la Sierra Nevada, des incendies de forêt font rage, et ce, tout près d’énormes éoliennes. Nous avons vu des flammes d’assez près, tout comme des avions-citernes qui déversaient des tonnes d’eau.

Un peu plus loin sur notre route, nous avons croisé un immense barrage dont la construction n’était pas tout à fait terminée. De l’eau en si grande quantité si près d’une forêt en flamme, situation pour le moins paradoxale.

En flanc de montagne, la végétation est dense : des manguiers, des néfliers, des orangers, les grenadiers et des anones font partie intégrante du paysage. Même si nous n’avions jamais vu de manguier, nous connaissions bien son fruit, la mangue, que nous savourons surtout lors de nos séjours dans les Antilles, mais des néfliers et des anones, nous ne connaissions, ni l’arbre ni ses fruits.

Puis, nous rencontrons une première ville, Motrill. Il y a beaucoup de serres. La culture y règne en maître à l’année et pour cause, même l’hiver, la température moyenne est de 18 degrés Celsius. C’est un endroit où il y a 300 jours d’ensoleillement par année.

D’autres petits villages se succèdent, Salobreña, qui occupe tout un flanc de la montagne avec à son sommet un immense château arabe. Du château, dit-on, la vue sur la Méditerranée est imprenable. Le village vit du tourisme et de la culture de la canne à sucre. Almuñecar , où il y a une plage, des palmiers et des cactus et Nerja, où son promontoire qui s’avance dans la mer lui a valu le titre de balcon de l’Europe.

Céline et son nouveau chapeau à Frigiliana, Espagne.

Il est 10 heures, on s’arrête pour une pause santé à Frigiliana, sur une petite route de campagne. Toutes les maisons sont blanches. Céline en profite pour acheter un magnifique chapeau qui la protégera des rayons du soleil qui promettent leurs présences pour les prochains jours.

Capitale de la Costa del Sol : Málaga
Nous voilà dans la baie de Málaga. La Méditerranée s’ouvre devant nous. Sublime!

La cité de Málaga a été fondée par les Phéniciens il y a bien longtemps. Son port de mer fut l’un de ceux où le commerce fleurit sous l’empire romain. Mais, c’est sous la domination arabe que la ville de Málaga devint l’une des plus importantes de la Costa del Sol.

De l’autre côté de la Méditerranée, à peine à 14 kilomètres de nous, il y a le Maroc. Pas étonnant que l’on croise beaucoup de Marocains dans les rues de la capitale de la Costa del Sol. En fait, bien plus que la distance physique, c’est la politique et la religion qui séparent le Maroc de l’Espagne.

Málaga est une ville de 530,000 habitants. Cette cité a été arabe durant 8 siècles, donc l’architecture musulmane y est encore bien présente.

Nous y allons d’un petit tour de ville en car. Au centre des rues, il y a des rangées de palmiers et de magnifiques jacarandas sur les côtés. Ici, les nuages se sont complètement éclipsés. Dans le port des bateaux de croisière ont jeté l’ancre. Ils s’arrêtent ici à l’année, car la saison touristique dure 12 mois. Málaga est également doté d’un aéroport, le troisième en importance en Espagne, après ceux de Madrid et de Barcelone.

Le conducteur de notre car, Valentin, nous laisse sur le paseo del parque, tout près du port. Il y a un château arabe au sommet de la montagne, le château de Gibralfaro.

La Cathédrale de Málaga en Espagne.

Nous nous dirigeons vers la Cathédrale en empruntant la vieille médina, dont les maisons sont ocre et rose et non blanches, comme celles des petites villes que nous avons vues en cours de route.

La Cathédrale de l'Incarnation de Málaga est un des monuments majeurs de l’Andalousie. Elle se situe à l'intérieur des anciennes fortifications arabes et forme un grand ensemble architectural avec l'Alcazaba de Málaga et le château du Gibralfaro. Elle fut construite sur l’emplacement d’une ancienne mosquée sur ordre des « Rois Catholiques ». Sa construction s’étala sur trois siècles et d’ailleurs elle n’est pas réellement terminée. En effet, la tour droite de la façade n’a jamais été complétée. C’est pourquoi on la surnomme La Manquita, la manchote.

La Cathédrale de Málaga en Espagne.

Entrée principale de la Cathédrale de Málaga en Espagne

La Cathédrale de Málaga en Espagne.

À l'intérieur de la Cathédrale de Málaga, on peut voir cette magnifique sculpture représentant la visite de la Vierge Marie dans le tombeau de son fils Jésus.

La Cathédrale de Málaga en Espagne.

Retable de la nef principale de la Cathédrale de Málaga.

Rue typique de la médina de Málaga en Espagne.

Les rues sont hautes et très étroites dans la Médina de Málaga en Espagne.

Terrasse à Málaga en Espagne.

Avant de reprendre la route pour Marbella où nous marcherons sur les berges de la Méditerranée, nous dînons sur une belle terrasse de Málaga.

Personnages nés à Malaga
Outre le célèbre peintre Picasso qui est né à Malaga en 1880, le populaire comédien Antonio Banderas, le dernier à avoir tenu le rôle de Zoro au grand écran, est également originaire de cette ville de la Costa del Sol.

À suivre…

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Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. bonjour merci pour l’infos

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